Séance de déblocage !

Alberto Contador (Tinkoff - Saxo) - BettiniPhoto © 2015

Alberto Contador (Tinkoff – Saxo) – BettiniPhoto © 2015

Lorsqu’on a la possibilité de réaliser ce type de séance, le cycliste est encore mieux préparer : on a mesuré des gains de 1,5-2% sur des distances de course de courtes distances et donc nerveuses ! Certains diront que c’est peu mais sur la ligne d’arrivée, cela peut tout changer !

Frédéric GRAPPE avait imaginé une séance courte permettant aux cyclistes dont il a la charge de se remettre dans une configuration de course alors que ces derniers avaient des sensations médiocres en début de course.

Ainsi le déblocage, l’ultime séance de l’affûtage, fit son apparition !

Quand on parle de déblocage, on distingue la chose à 2 niveaux :

  • psychologique,
  • physique.

Psychologiquement, il s’agit de faire une séance où nous nous mettons dans la facilité : il serait dommage d’arriver sur la ligne de départ en claquant des genoux ! Les derniers entraînements doivent mettre le cycliste sur un bon « flow » et l’aider à prendre confiance.

Physiquement, il s’agit de réactiver des mécanismes qu’on a peut être mis en sommeil involontairement.

On parle souvent d’efforts réalisés derrière moto à des allures de course. Pour ma part, j’ai un regard critique sur cette manière de faire si on roule moins de 4 fois par semaine (la majorité d’entre nous) car notre organisme n’est pas habitué à restructurer les réserves énergétiques (le glycogène) très rapidement.

Il est préférable un exercice de rappel de force idéal pour les relances d’un circuit, les à-coups d’un peloton et les sprints d’arrivée.

Échauffement 30 à 40′ à développement progressif pour venir chercher la plaque
Corps de séance 3 à 5 sprints sur 10 »,
récupération 2’50 souple.Départ du sprint sur un développement libre mais à basse vitesse <10km/h.
Cool down 20 à 30′ souple en s’alimentant.
TOTAL De 60 à 85′.

On stimule ainsi notre capacité à pousser fort dans les pédales, à contracter un grand nombre de fibres musculaires rapidement avec l’aide des muscles périphériques. Dans d’autres sports, on parlerait d’un rappel de force dont le délai de récupération est très court.

Lorsqu’on a la possibilité de réaliser ce type de séance, le cycliste est encore mieux préparer : on a mesuré des gains de 1,5-2% sur des distances de course de courtes distances et donc nerveuses ! Certains diront que c’est peu mais sur la ligne d’arrivée, cela peut tout changer !