…le canal carpien !

Fourmillements des 1er, 2ème et 3ème doigts

Karpalband, straffes Gewebe-es wird bei der Operation durchtrennt, entlastet so den Nerv

Au niveau du poignet le nerf médian se divise en 5 branches terminales :

  • La première branche ou branche thenarienne. C’est la plus importante. Comme son nom l’indique elle innerve les muscles de l’éminence thenarienne (court abducteur, opposant et court fléchisseur du pouce).
  • La 2ème branche ou nerf collatéral palmaire externe du pouce.
  • La 3ème branche donne le nerf collatéral. palmaire interne du pouce et le nerf collatéral. palmaire externe de l’index.
  • Les 4ème et 5ème branches donnent également des nerfs collatéral palmaire interne et externe de chaque doigt jusqu’au 5ème doigt.

Certains phénomènes désagréables restent encore d’origine mystérieuse dans le milieu cycliste. Ainsi, en est-il du fourmillement douloureux des mains. Il s’agit de sensations de picotements, de fourmillements, d’engourdissements, parfois d’impression de brûlures ou de courant électrique apparaissant au niveau des doigts. Le délai d’apparition au cours de la randonnée est variable mais, en général, les phénomènes survenant au bout de quelques heures, sont d’intensité également variable avec tous les intermédiaires entre les simples engourdissements et les douleurs parfois intolérables avec « coups d’électricité ». Dans certains cas, il peut s’y associer une gêne de la main avec impression de lourdeur, de perte de force musculaire et maladresse pouvant aller jusqu’au lâcher des objets.Le cycliste recourt, alors, à de petits moyens : se secouer les mains, faire des moulinets avec les bras, voire parfois s’arrêter, se reposer. Il voit ainsi, assez rapidement, disparaître ou s’atténuer les phénomènes, mais bien souvent constate leur réapparition dès qu’il remonte en selle.Dans la plupart des cas, tout disparaît à la maison. Encore que certains peuvent voir persister ces picotements quelques nuits.

On incrimine, le plus souvent et à tort des troubles circulatoires. Il faut cependant, bien distinguer ce mal du phénomène des doigts morts, dû au froid. Les « fourmillements » n’ont pas une prédilection particulière pour la mauvaise saison et peuvent survenir en toute circonstance. L’atteinte des trois premiers doigts au cours du cyclisme est la conséquence de la compression de l’irritation du tronc du nerf médian au niveau du poignet par une mauvaise position de ce dernier sur le cintre et, surtout, par la prolongation de cette position au-delà d’une certaine durée, variable pour chacun.
Pour bien comprendre, il est nécessaire « d’ouvrir » la zone concernée. Une coupe transversale, schématique, du poignet permet de constater qu’il existe un plafond osseux composé des petits os du carpe et un plancher fibreux ou ligament annulaire du carpe. Ces limites rigides réalisent un défilé ou canal carpien dans lequel coulissent les différents tendons fléchisseurs des doigts dans leurs gaines.Comme on peut le constater, par sa position relativement superficielle, le nerf médian est tout particulièrement exposé aux compressions prolongées dans la pratique du cyclisme (mains en haut du cintre, avec poignet plié en extension, mains aux cocottes avec appui sur le cintre) .Les artères et les veines ne sont pas directement impliquées dans ce conflit, de par leur trajet plus en profondeur.il est donc évident que les conditions de compression de ce tronc nerveux sont bien souvent réunies dans la pratique du cyclisme, en raison de la position des mains sur le cintre.Encore que cette compression peut êtreindirecte par simple hyperextension prolongée de la main sur l’avant-bras. Il est ainsi facile d’admettre aussi que cetaines particularités du poignet faciliteront la compression du nerf médian : déformations de la voûte osseuse, séquelles de luxation ou de fracture du poignet, épaisseur anormale du ligament annulaire du carpe ou des gaines tendineuses intracanalaires, plus simplement canal carpien congénitalement étroit, rhumatismes, etc… Cependant, dans la mesure où le nombre des cyclistes touchés est infime par rapport à la masse des pratiquants, on doit admettre qu’il persiste plusieurs inconnues et que la position des mains sur le guidon n’est pas la seule cause de ce désagrément somme toute bénin.
Dans l’atteinte spécifique du cycliste, il n’y a pas véritablement de perte de force musculaire, ni de fonte des masses musculaires de la main. Elle ne témoigne que d’une compression relativement modérée du tronc nerveux et de ce fait, peut parfaitement disparaître en quelques heures sans laisser de séquelles. Pour prévenir les récidives, les remèdes à apporter sont très simples :
  • Éviter l’appui prolongé du poignet en regard du canal carpien sur le cintre, en modifiant éventuellement une mauvaise position ;
  • Utiliser des gants avec large protection de la paume par un petit matelas capitonné réalisant en quelque sorte un amortisseur ;
  • Éventuellement garnir le cintre de mousse protectrice comme sur les cycles britanniques ou américains ;

Pour les longs raids, on doit utiliser, en priorité, un guidon trois positions, lequel permet de limiter alternativement la tension musculaire en adoptant au choix, suivant son humeur et le profil du parcours : mains aux cocottes, sur le devant du guidon coudes écartés, en bas du cintre. Poignets pliés et en hyper flexion ou mains aux cocottes avec appui important sur le cintre , bec de selle qui bascule vers le bas faisant supporter aux mains tous le poids du buste . Si c’est le cas il se peut que ces douleurs soient accompagnées de douleurs au niveau des quadriceps au dessus des genoux. La hauteur des cocottes est à prendre en compte.Généralement c’est que les cocottes sont ou trop redressées ou trop inclinées vers le bas. Pour ma part je conseille simplement de mettre un niveau sur le bout haut de la cocotte et de mettre un doigt sur le dessus du cintre, le niveau doit être « de niveau ». La position de la cocotte doit permettre au niveau de jongler entre 1 et deux doigts au plus.