L’équilibre acido-base !

1314088-28274948-1600-900

Pendant un effort d’intensité élevée ou lors d’exercices en fractionné, on produit de l’acide lactique. Même si cet acide n’est pas  « toxique » pour l’organisme,  il limite certaines activités physiques si les temps de récupération ne sont pas respectés ou si le rythme est trop soutenu.

Équilibre acide-base, c’est quoi ?

echelle_ph

Un acide est une molécule qui libère des ions hydrogène (de formule H+) en solution. Une base est une molécule qui capte des ions H+ en solution.

Le pH plasmatique est très finement régulé autour d’une valeur légèrement alcaline de 7,4. Lorsque le pH s’éloigne de cette valeur normale, on parle d’acidose (pH<7,38) ou d’alcalose (pH>7,42)

Il existe deux types d’acides :

  • les acides volatiles (organiques), qui, une fois métabolisés par l’organisme, aboutissent à la formation de dioxyde de carbone CO2 éliminé par les poumons (oxydation des acides gras, du glucose…) ;
  • les acides fixes qui terminent, une fois métabolisés, à des acides non éliminables par les poumons (acide lactique lors de la dégradation incomplète du glucose par exemple).

Pour être en bonne santé, notre organisme a besoin d’autant de substances basiques que de substances acides. Or l’alimentation actuelle se caractérise plutôt par un excès d’aliments acides ou d’aliments producteurs d’acides. Ces derniers sont appelés « aliments acidifiants ».


Suivant la sensibilité de chacun, l’effet acidifiant des aliments sera plus ou moins prononcé.

En nutrition sportive, le notion d’équilibre acido-basique a également toute son importance, est garant de :

  • La performance.
  • La croissance musculaire.
  • La capacité de récupération.
  • Le fonctionnement cellulaire.

Tout au long de l’année et plus encore après une course ou un entraînement  il faut faire les bons choix alimentaires et éviter les aliments « acides ».

Comment cela se régule-t-il ?

Quels sont les moyens dont dispose l’organisme

pour se défendre face à l’acidité ?

Les systèmes tampons

Pour maintenir les valeurs opérationnelles de pH dans le sang, mais aussi dans les autres liquides qui nécessitent également un maintien de pH constant (lymphe par exemple), le corps fait appel à différents « systèmes tampons ».

On appelle système tampon tout phénomène d’élimination, d’introduction ou de transformation chimique permettant de freiner les variations de pH (augmentation de la concentration d’ions H+) dans une solution ou un milieu liquide. On parle donc bien ici du maintien de l’équilibre entre acides et bases.

On pourrait présenter ces systèmes tampons en les décrivant par deux catégories :

  • les processus d’élimination

  • les processus de neutralisation des acides, par transformation chimique.

A noter que ces processus travaillent en parallèle et/ou en complémentarité suivant les organes ou les milieux concernés. Par exemple, pour maintenir l’homéostasie sanguine, les poumons jouent un grand rôle, mais leur action ne forme qu’une part du système tampon du sang

L’élimination

Lors d’excès d’acides, dus à un apport massif par l’alimentation, ou au résultat du fonctionnement de l’organisme (on peut alors parler de « déchets acides »), ce dernier va chercher à en éliminer. Il dispose pour cela de deux organes principaux : les reins et les poumons. La peau peut également être utilisée comme une sorte de dernier recours, lorsque l’excès d’acides est trop important et que le corps n’arrive plus à les éliminer ou neutraliser.

Les reins :

Les reins vont être en charge d’éliminer les acides dits « difficiles », ou « acides forts ». On parle ici d’acides « non volatiles » comme l’acide urique, sulfuré, chlorhydrique ou encore phosphorique. Ils proviennent essentiellement de la dégradation des protéines animales, mais sont également issus du métabolisme. Cependant le processus d’élimination par les reins est lent, difficile et peu adaptable car la quantité d’acides forts qu’il est possible d’éliminer ainsi par jour, est limitée.

Il faudra donc éviter de le surcharger.

Les poumons :

Les poumons, quant à eux, vont s’occuper d’acides plus faciles à éliminer. Il s’agit d’acides dits « volatiles », qui se transforment en éléments ou matière qui ont la propriété de « s’évaporer », comme le gaz carbonique. Parmi ces acides faibles, on retrouvera des acides citriques, oxaliques ou encore pyruvique, carboniques, ou lactiques, provenant essentiellement de la transformation des protéines végétales (fruits, légumes) ou du lait. Ils seront à leur tour transformés en acide carbonique (H2CO3) qui permettra de donner, dans les poumons, de l’eau (H2O) et du gaz carbonique (CO2) rejeté par les poumons.

A l’inverse des reins, c’est ici un travail plus facile, plus rapide et plus adaptable, favorisé par une bonne oxygénation.

La grande majeure partie de la désacidification de l’organisme passe ainsi par les poumons (plus de 90%).

La peau :

Lorsque le corps est en trop fort excès d’acidité, et que les différents systèmes tampons (élimination par poumons, reins, transformations décrites plus bas), le corps utilise une dernier exutoire : la peau. Par les glandes sudoripares qui produisent la sueur, les acides peuvent être éliminés, mais en quantité cependant très limitée. On peut ainsi également présumé d’un terrain acide par l’observation de la peau : une sueur acide sera malodorante, pouvant s’accompagner de prurit, et entraînera des rougeurs et des démangeaisons sur les zones de transpiration. De l’eczéma sec et des boutons peuvent aussi trouver leur source dans l’acidité de la sueur.

La neutralisation

Le principe est simple, et est à la base de tout équilibre acide-basique. Il consiste à tenter de neutraliser un acide par une base, entrainant ainsi la formation d’un sel neutre ou d’un acide faible, qui sera éliminé par la suite par les reins ou les poumons.

Cependant, pour que l’organisme puisse neutraliser les acides, il lui faut trouver des éléments … alcalins !

Et il ne dispose malheureusement pas d’une « réserve » qui serait dédiée à cette fonction.

Les bases, ou corps alcalins que le corps utilise proviennent essentiellement de la transformation des aliments ingérés. Mais lorsque celle ci n’est pas suffisante, comme c’est souvent le cas dans notre alimentation moderne pauvre en nourriture alcaline, le corps va devoir chercher ces bases dans des éléments qui en contiennent : les organes, les tissus, les os, les cartilages, les dents,…

En cas d’excès d’acidification, la recherche de la neutralisation va alors passer par un véritable pillage des ressources alcalines des différentes composantes de notre corps, affaiblissant ainsi ces tissus organiques. Et ce pillage ne pourra se faire dans la durée sans que le corps ne soit rendu malade (vieillissement chimique du corps)… On parle de déminéralisation.

A noter que cette déminéralisation est toujours présente en cas d’excès d’acides!

C’est ainsi que, après des années d’excès d’acidité, les réserves alcalines du corps s’épuisent, la déminéralisation s’installe et des troubles comme arthrose, ostéoporose, caries dentaires se manifestent …

Quand l’acidification s’installe…

Le sport à « haute dose », favorise une acidose métabolique associé partiellement un déséquilibre de l’équilibre intestinal pouvant entraîner de fortes diarrhées favorisant l’élimination des bicarbonates mais aussi de minéraux aux vertus alcalinisantes (potassium par exemple).

Les systèmes tampons travaillent sans cesse, puisque la tendance naturelle de notre corps est de pencher vers l’acidité de par son fonctionnement et la production continue de déchets acides du métabolisme.

Afin que le pH sanguin soit maintenu dans ses valeurs vitales, les corps va alors stocker dans divers endroits les acides qui n’ont pu être traités : tissu conjonctif, articulation, muscle,…

Le processus de l’acidification commence alors et l’acidose tissulaire s’installe, entrainant avec elle tout un ensemble de maladies.

La compréhension de ces mécanismes est primordiale pour l’application des principes d’un régime acide base. Aider le corps à éliminer par les poumons en faisant de l’exercice, manger plus de protéines végétales qu’animales afin de ne pas surcharger le travail des reins, sont par exemple des notions fondamentales qui s’appréhendent de façon naturelle une fois le fonctionnement du corps assimilé.

 

Le pouvoir acidifiant de l’aliment

dépend de sa composition

détoxifier-son-corps-300x258

Les aliments ingérés quotidiennement ont des conséquences importantes sur l’équilibre acido-basique. Il faut savoir que le pouvoir alcalin ou acide d’un aliment dépend de plusieurs facteurs:

  • Sa teneur en protéines (et notamment le quota d’acides aminés soufrés présents) et minéraux, en qualité et quantité,
  • Sa teneur en citrates ou bicarbonates,
  • Le taux d’absorption des nutriments,
  • La nature des résidus issus du métabolisme cellulaire.

Acide et acidifiant sont deux termes différents. La composition en minéraux alcalinisants (magnésium, calcium, potassium, sodium, fer, manganèse…) ou acidifiants (chlore, soufre, phosphore, fluor, iode, silice…) a une grande importance. Par exemple, le citron au goût acide est un aliment alcalinisant, les viandes ou les fromages au goût non acide sont acidifiants.

Les aliments contenant du soufre, du phosphore, du chlore, de l’azote sont responsables de la formation d’acides fixes (acides sulfurique, phosphorique, chlorhydrique et nitrique des acides fixes). On trouve ces minéraux principalement dans les sources de protéines animales comme la viande, le poisson, les œufs, mais aussi végétales comme les céréales. Ce sont des aliments acidifiants.

A l’inverse, les aliments contenant du potassium, du sodium, du fer, du calcium orientent vers la formation de bases, étant donné que ces ions se retrouvent sous forme de sels alcalinisants type malate, citrate, bicarbonate…. Les végétaux, comme les fruits et légumes, qui renferment beaucoup de ces ions se comportent comme des aliments alcalinisants.

acideetalcalin

 

Combattre l’acidité avec le Sels  de Vichy  celnat logo