Détoxifier l’organisme !

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Pour améliorer leur performance, certains sportifs n’hésitent pas à suivre un régime à visée détoxifiante. Quel est l’intérêt de ce qu’on appelle la diététique détox et quels en sont ses effets ?

La vie actuelle fait que nous sommes entourés de molécules étrangères et toxiques à l’organisme (métaux lourds, microbes, médicaments, alcool, additifs alimentaires comme les colorants non naturels, conservateurs, polluants de l’eau, tabac…). L’organisme a mis en place des mécanismes naturels de défense contre ces molécules pathogènes appelées très souvent « xénobiotiques ».

Deux voies d’excrétion majeures

Les deux voies d’excrétion majeures de l’organisme sont la voie urinaire (via les reins) et la voie biliaire (via le foie). Il doit aussi lutter contre les produits résultant du métabolisme à l’effort : acide urique, urée, ammoniaque…

Lorsque le sportif s’alimente et réalise des entraînements ou compétitions plus ou moins intenses, la première étape pour les aliments ingérés est représentée par le système digestif où plusieurs barrières sont présentes: le mucus, l’acidité de l’estomac représentée par un pH bas, la muqueuse intestinale et la flore intestinale.

Ensuite, la seconde étape est représentée par le foie, « carrefour » essentiel concernant le devenir des nutriments, mais aussi la détoxification et l’élimination, voies très importantes au moment des phases pendant et après les efforts musculaires (le métabolisme de l’athlète est aussi producteur de toxines qui seront à leur tour « traitées » par le foie): les « résidus métaboliques » sont transformés en produits dérivés qui sont métabolisés par le foie, les reins, puis expulsés par la bile ou l’urine.

L’intestin, le foie et les reins !

Une diététique préventive à visée détoxifiante a pour objectif de faire fonctionner la sphère digestive de manière optimale, et potentialiser le « terrain » de l’athlète afin d’être le plus performant par la suite.

Quand le trio foie-intestin-reins voit son équilibre perturbé, certains troubles fonctionnels, peuvent apparaître comme de la fatigue, des problèmes de concentration et de mémoire, des vertiges, des maux de tête, changement d’humeur, irritabilité, anxiété, une prise de poids ou à l’inverse un syndrome anorexigène, de la fièvre et des frissons, des troubles du sommeil, de la rétention d’eau avec ou non des œdèmes, des raideurs musculaires, tendineuses, des crampes musculaires, des douleurs abdominales, des nausées, vomissements, une mauvaise digestion …

Ainsi, pour le sportif, amateur ou pro, cela peut apparaître lors de périodes d’entraînement et/ou de compétitions longues et  intenses où la production de « déchets métaboliques » est très importante et chronique, lorsque les phases de récupération physiologiques sont écourtées, en présence d’un grand nombre de xénobiotiques (traitement médicamenteux, antibiotiques…), lors de périodes d’alimentation non adaptée qualitativement et/ou quantitativement comme les périodes de festivités (Noël, pâques, vacances…)  correspondant à une alimentation généralement plus volumineuse et calorique, riche en graisses et sucres où le foie est soumis à un travail « exagéré » favorisant son engorgement.

Lors de ces situations, une diététique préventive à visée détoxifiante a pour objectif de faire fonctionner la sphère digestive de manière optimale, et potentialiser le « terrain » de l’athlète afin d’être le plus performant par la suite. À l’abord des festivités et après bien sûr, il sera intéressant de réaliser une diététique spécifique où j’aborde les principaux points :

  • adopter une diététique prophylactique en associant une bonne santé de l’intestin par l’apport de fibres (effet prébiotique : artichaut, ail, chicorée, salsifis, topinambour, poireau, oignon, banane…). Ces dernières ont comme vertus des effets chélateurs (« piégeurs ») des matières non assimilables par l’organisme. Il faut aussi penser à apporter des ferments lactiques (effet probiotique) retrouvés notamment dans les laits fermentés, les yaourts, kéfir, mais aussi la levure de bière vivante, pain au levain… pour l’équilibre de la flore et veiller à l’apport de certains microconstituants aux vertus protectrices, antioxydantes et détoxifiantes ;
  • prendre le temps de bien mastiquer afin de faciliter les processus de digestion et d’absorption ;
  • apporter un minimum de 30g de fibres par jour (légumes frais, fruits frais, céréales et produits céréaliers complets, légumineuses…),  et des acides gras essentiels bénéfiques pour la santé, omégas 3, 6 et 9. Cet apport doit être optimal en variant les huiles de bonne qualité, première pression à froid, à base d’olive, colza, noix… en évitant leur cuisson et en les rajoutant de préférence crue sur les aliments ;
  • privilégier les agrumes (citron, orange…) riches en citrate aux effets alcalins qui permettent de mieux lutter contre le terrain acide et de préserver une fonction hépatique normale. Les boissons riches en bicarbonates sont très intéressantes en complément pour les mêmes effets sur le pH sanguin ;
  • adopter de préférence la fleur de sel ou le gros sel au sel fin raffiné, beaucoup plus complets sur les plan micronutritionnel, moins denses en sodium et moins acidifiants ;
  • adopter un bon apport en eau, 1.5L par jour reste un minimum, à adapter en fonction de la coloration des urines (ces dernières doivent être peu colorées) ;
  • limiter vos apports d’alcool pendant ces phases de régénération afin de ne pas surcharger le métabolisme hépatique ;
  • intégrer la phytothérapie dans votre vie quotidienne est une bonne « complémentaire santé » : le thé vert, le pissenlit, le radis noir, le romarin, la queue de cerise, le bouleau, l’origan, le thym, le desmodium, le chrysantellum…

Aussi, pensez à épicer vos plats avec du curcuma, du poivre noir, de la cannelle…

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