Les sources de carburant !

Dans les efforts d’endurance, les muscles vont avoir à leur disposition 3 types de carburant :

fondamentaux

Les lipides (les graisses), surtout si l’intensité de l’effort est faible : les réserves de l’organisme en lipides sont illimitées (les réserves de graisse sous la peau) et donc la nutrition avant une course ne cherchera pas à constituer des stocks de graisse.

Le glucose qui va être utilisé d’autant plus, que l’intensité de l’effort devient importante. Les réserves de l’organisme en glucose sont limitées dans l’organisme, le glucose est stocké sous forme de glycogène; ce glycogène est stocké dans le foie et dans les muscles; on comprend donc tout de suite que l’un des principaux objectifs de la nutrition avant une épreuve sera de constituer un stock de glycogène.

Mais si la course dure plus de 60 à 90 minutes, ce stock de glycogène est épuisé: il faudra apporter du glucose pendant la course, ce sera le rôle de l’alimentation pendant l’effort.

Les acides aminés (qui viennent des protéines apportées par l’alimentation) ce carburant est beaucoup moins utilisé (moins de 10%) et il n’est pas utile d’en constituer des stocks avant la course car une alimentation quotidienne variée en protéines (viande, œufs, poissons, légumes secs, laitages, pain) suffit largement.

Dans les efforts en résistance, le seul carburant que peut utiliser le muscle, c’est le glucose ; pour les dernières centaines de mètres de la course (qui se font en « résistance »). Il faudra donc obligatoirement que les muscles des jambes aient encore du glucose à leur disposition, sinon c’est la « panne de carburant », impossible d’accélérer !! donc là encore rôle de la nutrition pour constituer des stocks de glycogène avant la course, et rôle de la nutrition pendant l’effort.

Toute action entraînant une réaction : le muscle (qui agit comme un moteur) produit de la chaleur. La température de l’organisme va donc augmenter. Si la température augmente trop (coup de chaleur), cela peut être dangereux : le principal moyen qui existe pour que la température baisse, c’est la sudation (la transpiration) car l’évaporation de la sueur refroidit la peau. Le risque de cette augmentation de chaleur et de la sudation (qui entraîne une perte d’eau), c’est la déshydratation.