Le dos !

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Le dos est composé d’un grand nombre de groupes musculaires. Parmi les principaux groupes de muscles, on retrouve les grand dorsaux (qui sont les plus volumineux), les muscles trapèze situé en haut du dos (composé de trois faisceaux : supérieur, moyen et inférieur) et les muscles lombaires en bas du dos.

Le grand dorsal

Le muscle grand dorsal porte bien son nom car c’est le muscle du corps qui couvre la plus grande superficie. De plus, c’est un muscle qui jour un rôle essentiel sur le plan esthétique : il est visible sous la peau et c’est lui qui donne le dos en V. Le tonus de ce muscle contribue aussi à une attitude dégagée : il tire et abaisse l’épaule en bas et en arrière, depuis le bas des reins, ce qui redresse la poitrine. Le grand dorsal relie le haut de l’avant du bras, au même niveau que l’insertion du grand pectoral, à la colonne vertébrale (à partir de la septième dorsale) et au bassin, par l’intermédiaire d’une sorte de large tendon plat appelé aponévrose lombo-sacrée. Les fibres charnues du muscle s’arrêtent avant le creux des reins. Le grand dorsal est inspirateur accessoire (surtout avec les bras élevés), grâce à ses insertions à la face externe des quatre dernières côtes, par des digitations inférieures du grand oblique de l’abdomen. En abaissant l’épaule et en la tirant en arrière, le grand dorsal rapproche les omoplates et provoque une extension du rachis dorsolombaire. Si le bras est élevé, il retombe tout seul sauf si on tire une charge ou s’il y a une résistance : alors le grand dorsal abaisse le bras. Quand le bras est totalement abaissé, le grand dorsal peut encore l’élever en arrière (extension du bras).

Le muscle trapèze

Le muscle trapèze a une insertion d’origine qui s’étend de la nuque à la 12e dorsale, et il se termine sur l’omoplate qu’il peut hausser, faire basculer, rapprocher du rachis et abaisser.

Le grand rond

Le muscle grand rond a pour origine la partie inférieure du bord externe de l’omoplate. Il se dirige en haut, en dehors, et se termine en haut de la partie interne de l’humérus, au même niveau que le grand dorsal.

Le rhomboïde

Ce muscle a pour origine le bord interne de l’omoplate, et se dirige en haut, en dedans, vers les apophyses épineuses des vertèbres, de la 7e cervicale à la 4e dorsale. L’angulaire relie l’angle supéro-interne de l’omoplate aux apophyses transverses des 4 premières cervicales. Le rhomboïde fixe l’angle inférieur de l’omoplate sur les côtes. S’il manque de force, on a les omoplates décollés. Pour l’abaissement latéral du bras, le rhomboïde et le grand rond doivent agir ensemble. Si le grand rond se contracte seul, c’est l’omoplate qui va tourner, son angle inférieur s’éloignant du rachis.

Le petit rond et le sous épineux

Ces muscles naissent à l’arrière de l’omoplate et se terminent très haut sur l’humérus, ce qui leur laisse peu de levier pour abaisser le bras. En revanche, ils sont indispensables pour maintenir l’axe de rotation de l’humérus avec l’omoplate, l’articulation de l’épaule n’étant pas emboîtée. Ils sont aidés dans cette tâche par la longue portion du triceps, qui s’oppose à la luxation de l’épaule vers le bas, que tend à provoquer l’action du grand dorsal et du grand rond.

Les lombaires

principal appui du dos

Portons un intérêt particulier sur les muscles lombaires. Appelés également « la masse sacro lombaire », ces derniers ont pour principale fonction de permettre l’extension de la colonne vertébrale et la rotation du buste. Les principaux muscles lombaires sont le long dorsal et le multifide. Afin d’avoir un dos équilibré, ces muscles doivent être travaillés d’une manière correcte afin d’éviter toute inclinaison. Ainsi, dans la mesure où, d’un côté, le renforcement musculaire des lombaires devient une nécessité ; et face aux risques que peut engendrer une musculation démesurée, notre article se propose de présenter l’anatomie de cette partie du corps, son fonctionnement et la musculation qui convient à son amélioration.

Ces muscles du bas du dos sont mono-articulaires (ils se rattache à la hanche) mais ont deux fonctions motrices. Ils sont fléchisseurs de la hanche mais interviennent également au niveau de la colonne lombaire parce que cette dernière agit également comme une articulation. Les muscles lombaires sont à la fois extenseurs et fléchisseurs de la colonne (lorsque vous vous penchez en avant, en arrière ou sur les côtés) et ils interviennent aussi dans la rotation.

Lombaire

La photo ci-dessus illustre les cinq vertèbres de auxquelles sont associés les muscles lombaires, essentiellement le long dorsal et le multifide. Le premier se situe plus à l’intérieur, il est attaché au sacrum, un os sous forme pyramidale au niveau de la colonne vertébrale. Le deuxième est quant à lui un muscle spinal, plus large et plus médian. C’est un muscle érecteur du rachis. En effet, la structure de cette partie du corps est très complexe et sensible. Il s’agit dans le langage familier de ce qui nous laisse debout. Ainsi, une simple anomalie ou dysfonctionnement au niveau de cette zone peut perturber tout le fonctionnement du corps et empêcher l’activité.

La musculation de cette partie du corps est très importante et est une condition essentielle afin de prévenir et de soigner les maux de dos. L’exercice le plus suggéré par les professionnels de la musculation est les extensions au banc. Cet exercice permet de solliciter un nombre important de muscles, des fessiers jusqu’au cou en passant par le dos. Autrement dit, tous les muscles entourant la colonne vertébrale. Pour son exécution, il existe un matériel appelés banc-à-lombaires. En s’installant sur celui-ci, le pratiquant doit mettre le bassin contre le banc, en gardant le buste droit et le menton collé posé sur la poitrine. Avec les mains sur la nuque, on fait le geste de descendre (sans courber le dos) et remonter jusqu’à son extension. Ceci doit se faire lentement suivi de respiration. Il faut donc inspirer en remontant et expirez en descendant. Cet exercice est considéré comme étant l’opposé du relevé du buste concernant les abdominaux. Attention ! l’exécution de l’exercice doit se faire strictement, en respectant toutes ces positions. Il ne faut donc ni relever la tête, pour éviter d’étendre les cervicales, ni arrondir ou remonter le dos en dépassant la verticale, car dans ce cas-là, l’exercice peut ne pas être concentré sur les lombaires. Cependant, d’autres exercices peuvent faire travailler ces muscles, à l’exemple du soulevé de terre. Mais ce dernier développe la force athlétique du pratiquant. Il consiste à travailler avec une barre de musculation permettant de solliciter les fessiers, les dorsaux et les lombaires. Enfin, il convient de rappeler qu’avoir des lombaires bien travaillés permet un meilleur bien- être corporel.

Les extenseurs de la colonne vertébrale

Ce groupe musculaire massif forme un bombement proéminent de chaque côté de la colonne. Les trois colonnes verticales des extenseurs de la colonne vertébrale s’insèrent sur le sommet de la hanche, l’arrière du sacrum et le long des dernières vertèbres lombaires. Le colonne la plus externe (ilio-costal) s’insère sur les côtés. La colonne moyenne (long dorsal) s’insère sur les vertèbres dorsales et cervicales et sur le crâne. la colonne la plus étroite et la plus interne (demi-épineux et épi-épineux) s’insère sur les apophyses épineuses des premières vertèbres thoraciques et sur le crâne. Quand les deux côtés se contractent, les extenseurs de la colonne vertébrale cambrent la colonne et la tête (comme dans les extensions lombaires). Toutefois, quand les extenseurs se contractent unilatéralement à gauche ou à droite, la colonne est fléchie du même côté (comme dans le crunch latéral sur le banc à lombaires).