Les chaînes fonctionnelles.

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Les chaînes fonctionnelles pour mieux exécuter nos gestes et mouvements.

Nous venons de voir l’ensemble des chaînes musculaires à la base de notre anatomique. Elles permettent de comprendre la logique de compensation dans les gestes du quotidien (en partant d’un problème, on suit une lligne musculaire jusqu’à trouver la cause). Mais ces chaînes sont anatomiques, séparatives. Il existe 2 chaînes musculaires non plus anatomiques, mais fonctionnelles.

Ces chaînes fonctionnelles sont plus impliquées dans le mouvement fonctionnel, elles sont le prolongement des chaînes musculaires des bras et des jambes, permettant un lien entre précision et grandes fonctions générales. Elles sont également l’aboutissement de notre statut de bipède, en permettant une coordination fine (précise) durant la marche ou la course au niveau controlatéral (côtés opposés).

Le tracé de la chaîne fonctionnelle postérieure

Elle se compose de :

Grand-dorsal -> Fascia thoraco-lombaire -> Grand fessier controlatéral -> bandelette de Maissiat et vastes externes

La chaîne fonctionnelle arrière commence par le grand dorsal et se connecte au niveau du fascia lombo-sacré pour traverser le bassin vers le grand fessier opposé et se terminer sur la bandelette de Maissiat et le vaste externe du quadriceps.

Elle est considérée comme l’élément actif majeur dans le mouvement asymétrique postérieur (revers du tennis, passe au rugby par exemple).

Pour aller plus loin…

L’insertion se fait au niveau du bras, sur le tendon du Grand Dorsal. Les fibres de ce muscle sont orientées vers le bas et l’intérieur, vers le fascia thoraco-lombaire. Grâce à ce fascia thoraco-lombaire, elle rejoint le grand fessier opposé qui nous présente des fibres orientées dans le même sens que celles du grand dorsal. Le grand fessier se termine part une longue et fine bande tendineuse (la bandelette de Maissiat) au niveau du tibia portion externe (latérale). Cette bandelette est en contact avec le vaste externe qui fait partie de cette chaîne fonctionnelle antérieure. C’est la partie motrice de la jambe du point de vue de la chaîne fonctionnelle.

Le tracé de la chaîne fonctionnelle antérieure

Elle se compose de :

Grand pectoral -> Grand droit de l’abdomen -> Long adducteur controlatéral.

La chaîne fonctionnelle antérieure débute avec le grand pectoral et possède donc un lien avec les côtes. Sa continuité passe par là pour atteindre le droit de l’abdomen puis l’os pubien. Elle peut ensuite utiliser le long adducteur opposé.

Elle est considérée comme l’élément actif principal dans les mouvements asymétriques (service au tennis, lancer de balle au base-ball, …).

Pour aller plus loin…

La chaîne fonctionnelle antérieure débute avec l’attache du grand pectoral sur le bras. Elle suit donc ce muscle et arrive au niveau du grand droit de l’abdomen. De là, elle descend grand à la ligne blanche (le creux vertical sur les abdominaux). Au niveau du bassin, le grand droit de l’abdomen arrive sur l’os pubien. La chaîne fonctionnelle passe ainsi sur le côté opposé. De cet os pubien, la chaîne fonctionnelle antérieure récupère le grand adducteur pour se terminer sur la face interne du fémur.

 

Ainsi, nous retrouvons sur l’avant comme sur l’arrière, des tendons importants sur les lignes myofasciales.

Nous savons que ce sont les tendons et les tissus mous qui sont responsables des grandes démonstrations de force : transmission de la force générée par le muscle et surtout création des forces élastiques, autrement importantes.

Ces lignes produisent les forces et précisions aux membres en utilisant la liaison croisée (côté opposés). Ceci permet d’ajouter de la puissance (longueur, donc énergie élastique potentiellement plus importante) à la condition qu’elles (les chaînes) soient réellement fonctionnelles (entraînées).

Ces chaînes fonctionnelles montrent que la gestion localisée (muscle par muscle) est totalement à l’opposé de la réalité et surtout dénature notre fonctionnement naturel, à savoir la synergie entre les différents muscle d’une même chaîne musculaire ou fonctionnelle.

 

L’énergie élastique

L’énergie élastique, que les pratiquants ressentent lors des cycles d’étirement-raccourcissement ou plus communément excentrique-concentrique est une énergie qui s’emmagasine durant une période du contre mouvement pour se libérer lors de la phase concentrique d’un travail musculaire. Elle dépend de nombreux paramètres tels que la raideur musculaire, la vitesse du cycle étirement-raccourcissement, la vitesse de transition entre les deux phases de travail, etc… L’usage de l’énergie élastique est d’une importance vitale pour quasiment tous les sportifs, tant au niveau de la performance – l’énergie élastique induit la raideur musculaire, donc l’optimisation de la force pour l’explosivité et la résistance, de l’utilisation des ressources énergétiques pour l’endurance – que pour également une protection pour les articulations notamment en favorisant l’accélération des forces de leviers entourant les articulations.

Une étude montre l’importance évidente des exercices visant à augmenter la raideur musculaire et les vitesses de changements d’états, tels que les exercices de pliométrie qu’il convient de placer en début de séance pour des raisons de sécurité ; ainsi que de la nécessité de faire très attention aux exercices d’étirements à l’échauffement.

On observe également le besoin d’annuler l’idée reçue selon laquelle le surplus de force (l’énergie élastique) serait dû à l’activation des réflexes musculaires. En effet, l’énergie élastique et l’activité des réflexes musculaires peuvent-être complémentaires, mais ne sont pas une seule et même chose.

Enfin, la connaissance de cette force est primordiale dans l’établissement des exercices de préparation physique afin de la réduire au maximum lorsque les praticiens souhaitent une prédominance autre dans l’amélioration des qualités musculaires des athlètes.

En pratique, on démontre l’énorme intérêt du travail isométrique, stato-dynamique et du Static pour l’amélioration de cette importante qualité musculaire.