…les réglages !

Cette page vous propose des informations sur le choix et le réglage de votre vélo selon votre morphologie.
Ces mesures restent une base de réglages mais devront éventuellement être corrigées selon vos sensations.
 

Obtenir le meilleur rendement à l’effort demande du temps. Une position correcte sur un vélo de course est gage d’amélioration des performances, mais sachez qu’il vous faudra des années avant de trouver la position idéale au millimètres près.

Pour aller droit au but, un des éléments le plus importants à régler sur un vélo de course c’est la selle, elle doit être toujours bien réglée car cela détermine le rendement et le confort du pédalage.

La pratique du vélo route demande des réglages parfaits.

Le selle doit être fixée à l’horizontale sur le chariot de la tige de selle ou bien légèrement inclinée vers l’avant si vous utilisez un vélo de triathlon ou un vélo de contre la montre.

Une bonne hauteur de selle doit permettre au genou d’être légèrement fléchi lorsque la pédale est en bas et garder toujours en tête qu’un bonne position doit-être le plus confortable possible pour pouvoir rouler plus de 3 heures sans douleurs.

Les douleurs en pédalant sont généralement dues à un mauvais réglage de position

Si votre selle est trop haute, vous allez vous déhancher en pédalant ce qui provoquera une fatigue et des douleurs au niveau du dos.

  • Une douleur derrière le genou, c’est une selle trop haute.
  • Une douleur sur le devant du genou, c’est une selle trop basse.

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La position du cycliste sur sa machine doit être réglée avec une attention particulière en tenant compte de sa morphologie. Nous disposons de trois points d’appui essentiels : la selle, le cintre, les pédales. Du réglage de ces trois éléments dépend la bonne attitude. Une position adaptée améliore le rendement des muscles au cours des différentes phases du pédalage. En revanche, de nombreux ennuis musculaires et tendineux (tendinites, crampes, lombalgies, courbatures) ont souvent pour origine la mauvaise posture. Pour vous aider, voici quelques réglages basiques.

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1. La hauteur de selle, Hs

hauteur de la selle

La hauteur de selle sur un vélo de route va permettre de définir le mouvement que va parcourir le pied lors d’un tour de pédale.

Le réglage de base à effectuer est de pouvoir avoir le genou d’être légèrement fléchi lorsque la pédale est en bas et surtout de n’avoir aucun déhanchement lorsque vous pédalez à haute fréquence.

L’angle du genou doit être compris entre 150 et 155 degrés, cela permet un mouvement de pédalage souple qui vous évitera certaines douleurs articulaires au fil du temps.

En effet un mauvais réglages de la hauteur de selle sur votre vélo de course voir même un vélo de ville pourra provoquer des tensions musculaires et des contraintes tendineuses qui pourront vous contraindre à stopper votre activité sportive, par contre une hauteur de selle bien réglée favorisera le retour veineux et permettra d’économiser vos forces.

Elle se mesure de l’axe de pédalier au centre du creux de selle. Une recette simple : la hauteur de la selle se règle de telle façon que lorsque la pédale est au point le plus bas de sa course, le cycliste, en posant le talon sur cette pédale doit avoir la jambe complètement tendue. Effectuez un contrôle en pédalant en arrière avec cette fois les deux talons sur les pédales, un léger déhanchement doit être alors perçu. S’il est trop important, baissez légèrement la selle et contrôlez à nouveau.

Repère : Une selle trop haute provoque une bascule du bassin à chaque coup de pédale et entraîne une fatigue supplémentaire au niveau du dos.

2. Le recul de selle, Rs

recul de la selle

Il y a deux types de position sur un vélo de course :

– une position dites « sur l’avant » et et une autre dites « sur l’arrière »

Un recul de selle trop important peut provoquer des douleurs au niveau des lombaires alors qu’une selle trop avancée pourra gêner le coureur dans le pilotage de son vélo car il y aura trop de poids sur la roue avant.
Pour effectuer un réglage de base, il faut placer un fil à plomb au niveau du genou et celui-ci doit passer par l’axe de la pédale (la manivelle étant a l’horizontale).

Le réglage du recul de selle doit prendre également en considération la forme de l’assise de la selle. En effet, certaines selles de vélo sont plates mais d’autres sont légèrement creuses au niveau de l’assise ce qui provoque une position plus en arrière. Il faudra en tenir compte au moment de votre réglage en retranchant 1 ou 2 centimètres sur la prise de mesure Rs si votre selle est creusée au niveau de l’assise.

Placer les manivelles rigoureusement à l’horizontale. Assis normalement sur la selle, la cale de chaussure enclenchée sur la pédale. Un fil à plomb partant de la face antérieure de la rotule tombe au centre de l’axe de la pédale.

Repère : Vérifiez l’orientation de la selle : Le bec de selle doit se situer dans l’alignement du tube horizontal.

3. L’inclinaison de la selle

Placer la selle en position horizontale, en jouant sur le réglage du chariot. A l’œil, le réglage est impossible, surtout avec un cadre «sloping». Assis, le bassin ne doit pas glisser vers l’avant. Une légère inclinaison (2mm) vers le bas est recommandée pour les dames. Le bassin ne doit pas avoir tendance à glisser vers l’avant.

Repère : Vérifier l’inclinaison avec un niveau à bulle.

 4. Le pied sur la pédale

reglagecaleLes vélos sont généralement livrés avec des manivelles de longueur 170 mm (entrejambe de 74 à 80 cm), 172.5 mm (entrejambe de 81 à 86 mm) et 175 mm (entrejambe de 87 à 93 cm). Pour un entrejambe inférieur à 74 mm, on se tournera vers des manivelles de 165 mm. Pourquoi changer la longueur de ses manivelles ? En augmentant la longueur de celles-ci, on diminue l’effort nécessaire pour un effort donné, sans modifier l’effort produit sur la pédale. En diminuant la longueur des manivelles, la distance parcourue par le pied est diminuée, ce qui facilite la vitesse de rotation de la pédale. Le choix de la longueur des manivelles dépend de nombreux critères : le type de pratique, la condition physique du cycliste… Cependant, dans le cadre d’un contre la montre ou d’une montée de col, nécessitant un effort important, l’usage de manivelles plus longues est un atout.

Les pédales automatiques doivent également faire l’objet d’un réglage. Cette étape est primordiale puisqu’elle détermine l’efficacité la force d’appui ainsi que la mobilité de la cheville. On commencera par localiser l’articulation du gros orteil pour ensuite marquer son emplacement sur la chaussure. L’avance et le recul de la cale de la chaussure devront être réglés de sorte que la marque se situe au-dessus de l’axe de la pédale. On agit sur la cale située sous la chaussure. L’axe de l’articulation du gros orteil doit être situé à l’aplomb de l’axe de la pédale lorsque le pied est horizontal.

Commencer par localiser l’articulation du gros orteil. Marquer son emplacement sur la chaussure. La cale sous la chaussure doit alors être réglée (avance, recul) de façon à ce que cette marque se situe au-dessus de l’axe de la pédale. On agit sur la cale située sous la chaussure. Le bon réglage consiste à placer l’axe de l’articulation du gros orteil (bosse sur le bord interne du pied) à l’aplomb de l’axe de la pédale lorsque le pied est horizontal.

Repère : Le placement du pied sur la pédale détermine l’efficacité de la force d’appui et la mobilité articulaire de la cheville.

 5. La longueur de la potence, A

Elle détermine la distance entre la selle et le cintre. Elle est fonction de la longueur des membres supérieurs et de la souplesse de la colonne vertébrale, notamment au niveau lombaire. La longueur de la potence conditionne l’accès facile aux poignées de freins pour la sécurité et évite des tensions au niveau des cervicales. Le réglage consiste à saisir le cintre dans sa partie profonde (creux du cintre), le cycliste, bien assis sur sa selle, fléchit en avant le tronc de telle manière que l’avant-bras et la main, bien alignés, soient horizontaux.

Repère : L’angle formé par le bras et l’avant-bras doit être droit. Un angle trop ouvert indique une potence trop longue.

hauteur du cintre

6. La hauteur du cintre, D

Elle se définit par rapport à celle de la selle déjà réglée en bonne position. En théorie, et jusqu’à une certaine limite, plus le cintre est bas, plus la position est aérodynamique. A l’inverse, un cintre trop relevé accentue la prise au vent mais soulage les membres supérieurs et les cervicales et fait porter l’essentiel du poids du corps sur le périnée et les ischions en contact avec la selle.

Repère : En général, la hauteur du cintre est égale ou inférieure à la hauteur de la selle, comprise entre 0 et 6 cm en dessous de la partie supérieure de la selle.

largeurepaule7/ La largeur du cintre :

Elle doit être égale à la largeur des épaules, c’est à dire à la distance entre les deux os qui font l’angle de l’épaule. (Diamètre bi-acromial)

Repère : Mains sur les cocottes de freins, les bras tendus doivent être parallèles. Éviter d’utiliser un guidon trop large.

La position ainsi définie réduit la fatigue, supprime les douleurs tout en limitant les tensions musculaires et articulaires. C’est au cours de vos sorties successives que vous ressentirez les bienfaits d’une position adaptée et équilibrée. Afin d’optimiser la position, certains fabricants ont établi un programme informatique. A l’issue de la prise de mensurations, les données enregistrées permettent de définir les dimensions du cadre et des différents réglages de la position. L’assistance par ordinateur facilite les calculs et permet d’éviter bien des erreurs.

8/ Le positionnement des poignées sur le cintre :

Elles doivent être exactement à la même hauteur (à contrôler avec une règle) et permettre d’une part de reposer facilement les mains sur les cocottes et d’autre part d’accéder facilement aux leviers de freins. Orienter le cintre de telle façon que les cocottes soient dans le prolongement du haut du cintre et à horizontale.

Repère : Choisir des poignées de frein à la taille des mains de l’utilisateur. C’est la pince de freinage.