…antérieure profonde.

Deep-Front-Line1La chaîne antérieure profonde, attention à la respiration…

A l’entraînement, lorsque l’on parle de travail de gainage, la référence est souvent faite à cette chaîne musculaire, la chaîne antérieure profonde. Elle est à la base de beaucoup de performances sportives notamment dans la gestion des transferts de force. C’est elle qui lâchera en premier (et non les muscles du dos).

Il s’agit de la dernière chaîne musculaire que nous verrons. Les prochaines chaînes sont des chaînes fonctionnelles.

Le tracé de la chaîne antérieure profonde

Elle se compose de :

Tibial postérieur -> Membrane interosseuse -> Arrière du genou -> Adducteurs -> Plancher pelvien et Psoas-iliaques -> Ligament croisé longitudinal et Carré des lombes -> Diaphragme -> Péricarde -> Scalènes.

Cette chaîne musculaire englobe l’intégrité de la voûte plantaire (équilibre), des psoas-iliaques et Scalènes (muscles posant souvent des problèmes de surutilisation). Nous retrouverons, avec cette chaîne musculaire, un certain nombre de problèmes de locomotions par un déséquilibre d’intervention entre les différentes parties la composant.

Le diaphragme est ici un élément majeur de cette chaîne musculaire. L’amélioration de la respiration provoque régulièrement un abaissement du tonus (raideur) des scalènes, qui sont responsables de beaucoup de désagréments (raideur des muscles de la nuque, maux de têtes, raideur de la chaîne superficielle postérieure, …). Ce travail respiratoire pourra aussi engendrer un relâchement des fléchisseurs de la hanche et des quadriceps.

Pour aller plus loin…

Il s’agit du gainage axial, la chaîne myofasciale la plus profonde qui a pour fonction la posture et la stabilité de base. Cela ne signifie pas que les autres muscles ne sont pas importants, mais simplement que cette chaîne musculaire est le socle sur lequel le reste pourra fonctionner correctement.

La chaîne antérieure profonde débute sur la plante du pied (phalanges distales au niveau des fléchisseurs longs des orteils et du hallux). Cela englobe également l’insertion du jambier postérieur. Ses tendons (à l’aide du jambier antérieur et du long fibulaire latéral) servent au maintien de la voûte plantaire.

La remontée de ces muscles et tendons va jusqu’à l’arrière de la jambe au niveau du poplité (arrière du genou). Ce dernier se fixe sur le condyle médian du fémur, permettant à cette chaîne musculaire de se poursuivre jusqu’aux adducteurs. Ce groupe musculaire est composé du petit, long, grand adducteur ainsi que du pectiné. Ils s’insèrent sur la branche ischio-pubienne du bassin. De là, le prolongement va au plancher pelvien en passant par l’aponévrose des obturateurs (le plancher pelvien et la face antérieure du sacrum au travers les aponévroses).

A partir du pectiné, il y a connexion avec les psoas-iliaques qui permettent un lien avec le carré des lombes et le ligament croisé longitudinal, donc les apophyses transverses des vertèbres lombaires. L’aponévrose antérieure du sacrum est unie aux vertèbres grâce à ce ligament croisé antérieur. Cela permet continuité vers le haut.

La chaîne postérieure profonde se divise ensuite en trois parties :

La première (antérieure) est le tracé des voies respiratoire (portion antérieure du diaphragme, face postérieure du sternum, péricarde) et va sur l’os hyoïde (au niveau de la pomme d’Adam).

La seconde, centrale, suivra les lignes du diaphragme pour remonter au pharynx et se termine par les scalènes.

La dernière composante, la plus profonde, suit le ligament longitudinal antérieur sur l’avant de la colonne vertébrale pour atteindre les muscles longus colli et longus capitus.

Les fonctions

Les fonctions de cette chaîne musculaire sont vastes.

L’implication de la membrane respiratoire montre que la respiration fait partie intégrante de notre stabilité. Nous voyons l’importance des muscles de l’os hyoïde (mobilité de la mâchoire, de la langue), de la gorge et des scalènes.

La co-activation des longus colli et capitus permettra la stabilisation antérieure du cou. La chaîne antérieure profonde est donc non seulement complexe, mais surtout elle est composée du plus important réseau myofascial de l’organisme.

Elle offre également un lien entre le plancher pelvien et l’os pubien. Au niveau le plus profond, ce lien utilise le muscle transverse (enroulement autour de l’abdomen).