…spiralée.

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La chaîne du plan transverse : La chaîne musculaire Spiralée

Base commune à l’ensemble des chaînes musculaires, la chaîne spiralée s’appelle ainsi car elle forme plusieurs spirales (deux) qui enserrent l’ensemble du corps pour le maintenir dans un carcan. C’est ce qui permet de relier les chaînes musculaires entre elles.

Le tracé de la chaîne spiralée

Elle se compose de 2 portions distinctes au niveau fonctionnalité :

Crête iliaque -> TFL/bandelette de Maissiat > Jambier antérieur -> Hallux -> Long fibulaire -> Biceps fémoral

Crête iliaque -> Oblique interne -> ligne blanche de l’abdomen -> Oblique externe opposé -> grand dentelé -> Rhomboïdes -> Splénius capitus -> Splénius Cervilis -> Erecteurs spinaux -> Sacrum -> Tubérosité ischiatique.

Particularités de la chaîne spiralée

Cette double chaîne permet notamment les mouvements sur le plan transverse (rotation).

Sa complexité spatiale engendre la présence de muscles participant à la fois à la posture (chaînes postérieures) et à la réaction (chaînes antérieures). Elle n’est donc pas homogène dans sa composition, rendant son fonctionnement très spécifique. De là, la qualité de cette chaîne spiralée est directement liée à l’activité courante du pratiquant.

Si ce dernier effectue peu de gestes sur le plan transverse, ses muscles seront peu endurants. Le problème est qu’ils peuvent nécessiter cette endurance ; les rhomboïdes notamment qui appartiennent à la chaîne postérieure des bras.

Dysfonctionnement

Aussi, il s’agit de la chaîne la moins utilisée par les entraînements monoplans et les postures courantes. Une grande part des problèmes posturaux viennent d’une déprogrammation de cette chaîne musculaire due à sa sous-exploitation.

L’effort de rééducation sera à dominante ‘endurance’.

L’observation de cette chaîne musculaire est assez complexe. Il est donc généralement conseillé de d’abord se rendre compte de la limitation de la rotation (droite ou gauche).

Ensuite, on pourra observer les actions qui sont limitées : si le pratiquant tourne à gauche, quels sont les segments qui sont en rotation interne et ceux qui sont en rotation externe ?

Comme nous le verrons plus tard, il n’est pas nécessaire d’aller plus en profondeur dans l’observation : lorsque la réadaptation aura eu lieu sur ces simples faits, les nouveaux tests montreront d’autres limitations. On ne peut pas tout résoudre en une fois ! Débutez toujours par le plus évident.

Toutefois, il convient de conserver à l’esprit que la capacité de flexion et de rotation est directement en liaison avec le rachis cervical. Un programme d’entraînement visant l’amélioration de la chaîne spirale inclura le plus souvent des exercices pour la zone du cou.

Pour aller plus loin…

La boucle 1 : La première boucle de la chaîne spirale débute à l’épine iliaque antéro-supérieure (ASIS). Elle suit le tenseur du fascia lata et la bande ilio-tibial pour s’insérer sur le jambier antérieur (donc jusqu’au 1er métatarse). Elle repart de ce métatarse vers le long fibulaire de la chaîne latérale et remonte jusqu’à l’insertion du biceps fémoral (tête de la fibula jusqu’à l’ischion).

Cette boucle myofasciale donne une connexion structurelle entre la bascule du bassin et la voûte plantaire (si la voûte plantaire est réduite, l’origine peut en être l’antéversion du bassin).

La boucle 2 : La chaîne spirale se prolonge vers le buste après une cassure (discontinuité, d’où la boucle 2). Elle repart de la crête iliaque. Elle utilise l’oblique interne pour rejoindre la ligne blanche de l’abdomen. La seconde boucle de la chaîne spiralée s’insère alors sur l’oblique externe du côté opposé. La connexion fonctionnelle des obliques controlatéraux est ainsi faite pour produire les rotations du buste. La chaîne spiralée se poursuit ensuite par le grand dentelé. Il permet de passer sur l’arrière du buste (connexion sur la scapula) pour atteindre les splénius capiti et cervici grâce aux Rhomboïdes.

La bifurcation  : La connexion finale de la chaîne spirale se situe à 2 endroits différents grâce à une bifurcation. Sur la crête occipitale (où s’attache le capitus splénius) pour sa partie haute. Sur les érecteurs spinaux, par l’intermédiaire du fascia lombo-sacrée, et au final sur le sacrum, le ligament sacro-tubéral et l’arrière de la tubérosité ischiatique pour sa partie basse.

Nous obtenons donc deux chaînes spiralées : l’une partant de la crête iliaque et passant autour du pied pour remonter à l’ischion. L’autre de cette même crête iliaque qui changent de côté par l’abdomen pour redescendre à l’ischion opposé (via le dos).

Il s’agit d’un méridien myofascial complexe dans ses implications fonctionnelles.