…latérale.

Lateral-Line-pic1Encore une chaîne musculaire dédiée à l’équilibre : l’équilibre latéral

La chaîne latérale est également d’une chaîne à la base de l’équilibre droite-gauche, donc de la stabilité, non plus d’avant en arrière comme pour la chaîne antérieure superficielle, mais sur les côtés. Elle va permettre de tenir la base rectiligne sur le plan frontal (pas d’inclinaison sur le côté).

Le tracé de la chaîne latérale

La chaîne musculaire latérale suit le tracé suivant :

Muscles fibulaires (anciennement péroniers) -> Bandelette de Maissiat -> TFL et Grands fessiers -> Obliques externes et internes ainsi que les carrés des lombes -> Intercostaux internes et externes -> Insertions hautes au travers des Scalènes, des splénius cervilis, l’iliocostal cervis et les SternoCléidoMastoïdiens (SCM).

Son insertion haute proche de l’oreille permet le travail réactif d’équilibrage du corps.

Cette insertion haute va également servir de liaison entre les chaînes superficielles antérieure et postérieure. Elle va donc servir de ‘tampon’ entre ces deux chaînes et beaucoup de compensations se produiront au travers celle-ci.

Particularités de la chaîne latérale

Placée entre une chaîne musculaire endurante (superficielle postérieure) et peu endurante (superficielle antérieure), la chaîne musculaire latérale est une chaîne mixte, présentant à la fois l’endurance et la force.

Dysfonctionnements

En cas de dysfonctionnement de l’une des deux précédentes chaînes musculaires, elle prendra le relais (compensation).

Travaillant latéralement, si ce dysfonctionnement n’est pas symétrique, la compensation ne le sera pas non plus, créant de graves soucis au niveau de la posture (dos notamment).

Pour aller plus loin…

Comme son nom l’indique, elle suit le côté du corps. La chaîne latérale prend son origine à la base du 1er métatarse au point d’insertion du long fibulaire (ex. long péronier). Ce dernier permet de maintenir la voûte plantaire en traversant le pied de l’intérieur vers l’extérieur, du 1er métatarse vers le cinquième. De là, les fibulaires remontent par l’extérieur de la jambe jusqu’à la tête de la fibula (péroné). La chaîne latérale fait alors un petit saut sur le condyle latéral du tibia grâce au ligament croisé antérieur sur la tête la fibula. Ensuite, la bandelette de Maissiat (ITB) prend le relais et connecte la chaîne latérale au bassin par le grand fessier et le TFL (Tenseur du Fascia Lata). La chaîne se fixe ainsi, par la bandelette de Maissiat, le grand fessier et le TFL, sur la crête iliaque. De là, une importante série d’entrecroisements permet la connexion avec le buste. La première couche est constituée des obliques (internes et externes) présentant des sillons de l’arrière vers l’avant du buste. Les obliques externes allant de l’arrière vers l’avant légèrement vers le bas ; les obliques internes allant de l’avant vers l’arrière également vers le bas, ils permettent un croisement des lignes musculaires. La seconde couche de liaison est constituée des intercostaux externes (suivant la même direction que les obliques externes) et les intercostaux internes (suivant les fibres des obliques internes). En haut de la cage thoracique, le quadrillage se répète une nouvelle fois par le biais du splénius capitus et des muscles SternoCléidoMastoïdiens (SCM). Les SCM prennent origine sur le sternum et s’insèrent sur le processus mastoïde de l’os temporal (en suivant la direction des fibres des intercostaux externes). Le capitus splénius a pour origine les apophyses épineuses des vertèbres thoraciques et cervicales et s’insère sur le bord latéral de l’os occipital et sur le bord postérieur de l’os temporal (suivant la direction des fibres des intercostaux internes).

Nous avons ainsi une liaison entre les chaînes superficielles antérieures et postérieures.