…postérieure superficielle.

superficial-back-line21La ligne arrière superficielle (ou back-line) permet le maintien rectiligne (droit et debout) lorsque l’on se déplace, lorsque l’on marche.

La chaîne postérieure superficielle est celle qui tient l’architecture dans son ensemble, qui nous permet de rester droit : La base de notre posture redressée.

Cette chaîne musculaire postérieure présente une rupture importante dans sa continuité lorsque l’on est assis. Le choix des exercices travaillant cette chaîne musculaire devront en tenir compte.

Le tracé de la chaîne postérieure superficielle

La chaîne musculaire superficielle arrière suit le tracé suivant :

Plante des pieds -> Mollets -> Ischios-jambiers -> Ligament sacro-tubéral -> Fascia Thoraco-lombaire -> Erecteurs spinaux -> Ligament nuchal -> Fascia crânien.

Comme nous l’avons vu, elle présente une particularité très importante : elle possède une rupture entre la jambe et la cuisse. Ainsi, la chaîne ne peut être totalement activée que lorsque le genou est ouvert. En position de flexion, en étant assis sur une chaise, en s’accroupissant pour attraper un objet, la chaîne est rompue et nécessitera l’aide de la chaîne arrière profonde pour maintenir l’architecture tout en autorisant le mouvement (ou gainage actif).

Particularités de la chaîne postérieure superficielle

Cette chaîne est de type endurant : elle doit être en permanence en contraction pour tenir la posture. Ainsi les fibres musculaires la composant sont généralement endurantes et peu fortes.

Une exception : Les ischios-jambiers et les mollets

Les ischios-jambiers présentent une forte proportion de tissu tendineux limitant les réserves en énergie et l’irrigation par le système capillaire. Ce groupe musculaire est à la fois peu endurant et peu fort et est souvent le siège des dysfonctionnements facilement observables. Quant à eux, les mollets règlent l’équilibre de la totalité du corps autour de l’articulation de la cheville. Les ischios-jambiers étant faibles, ils les remplacent dans cette tâche lorsqu’une défaillance intervient. De plus, le poids du corps engendre une force importante dans ce groupe musculaire de faible dimension. Son utilisation récurrente le rend endurant. Il s’agit donc d’un groupe musculaire généralement endurant et fort.

Possibilités de dysfonctionnement

La posture habituelle étire trop longtemps une partie de la chaîne musculaire. Les muscles en question travaillent donc très peu, les rendant moins endurants.

Les gestes répétitifs (sport, travail) les sollicitent de manière brutale (génération de beaucoup de force sur peu de temps). Les muscles en question deviendront un peu plus forts et peu endurants.

Dans ce cas de figure, la perte d’endurance de tout ou partie de cette chaîne musculaire sera un problème alors que le gain de force pouvant se faire au détriment d’une autre chaîne musculaire, notamment la chaîne antérieure ou la chaîne latérale.

Pour aller plus loin…

La chaîne arrière superficielle est un méridien myofascial qui relie l’arrière du corps en entier (de la face plantaire des orteils jusqu’au front). Cette ligne symétrique a pour origine le dessous des phalanges des orteils.

Elle suit la plante du pied, y compris les fléchisseurs intrinsèques des orteils (carré plantaire, court fléchisseur des orteils) et le fascia plantaire. A ce stade, les tendons des muscles fléchisseurs intrinsèques et le fascia plantaire se fixent sur le calcanéum (os du talon). Le tissu conjonctif entoure alors ce talon et se lie avec le tendon d’Achille. Le tendon d’Achille sert d’insertion pour les mollets (jumeaux et soléaires). Les jumeaux s’insèrent sur le fémur (condyles fémoraux) et servent de lien fonctionnel avec les ischios-jambiers. La liaison n’est que fonctionnelle (les jumeaux et les ischio-jambiers ne s’attachent pas au même endroit). Les ischios-jambiers sont composés de trois muscles : le demi-tendineux et demi-membraneux s’insèrent sur l’intérieur du tibia, le biceps fémoral sur la tête de la fibula. Ainsi, les deux jumeaux traversent les ischios-jambiers et passent le genou en entrant en contact avec les muscles composant les ischios-jambiers. Ils forment ainsi le lien fonctionnel de la chaîne arrière superficielle de telle sorte qu’il existe une véritable continuité myofasciale, lorsque le genou est en extension. Lorsque le genou est fléchi, ce lien fonctionnel est rompu et la chaîne superficielle arrière est coupée à ce niveau. Ceci est très important pour le choix des exercices.

Les ischios-jambiers ont pour origine l’ischion. C’est ici qu’ils sont en contact avec les fibres du ligament sacro-tubéral (anciennement ligament sacro-sciatique). Il relie le sacrum à l’ischion. Puisque nous avons deux côtés, il existe deux ligaments sacro-tubéraux qui se fixent à l’arrière du sacrum, de chaque côté de la colonne vertébrale. À ce niveau, les ligaments se lient à l’aponévrose sacro-lombaire, le tissu conjonctif des muscles érecteurs du rachis (bas du dos). Il s’agit de la liaison entre les membres inférieurs et le buste au niveau de la chaine postérieure superficielle. Les érecteurs spinaux forment un groupe musculaire composé l’iliocostal, le longissimus et les épineux (latéral et médian). Chacun de ces muscles chevauche son homologue placé au-dessus (comme des ardoises sur une toiture).

L’iliocostal lombaire chevauche l’iliocostal thoracique, qui chevauche l’iliocostal cervical. Le Longissimus thoracique chevauche le longissimus capitis. L’épineux thoracique chevauche l’épineux cervical qui à son tour chevauche l’épineux capitis. Ces muscles possèdent une continuité myofasciale sur la face interne. Au sommet de la colonne vertébrale, ils s’attachent à la base de l’os occipital. Juste en-dessous de ces attaches musculaires se trouvent les muscles sous-occipitaux. Bien que n’étant pas de véritables composantes structurelles de la chaîne arrière superficielle, le rectus capitis arrière et l’obliquus capitis sont considérés comme faisant partie de la fonctionnalité de la chaîne superficielle arrière. Les érecteurs spinaux s’insèrent à la base de l’os occipital sur la ligne nuchale supérieure. Ainsi la chaîne postérieure superficielle est continue via l’aponévrose épicrânienne. L’aponévrose épicrânienne (fascia cuir chevelu) recouvre la partie supérieure de la tête (crâne). A l’arrière, elle est attachée au muscle occipital, sur le côté à la protubérance occipitale et sur le dessus à l’os occipital. En avant, l’aponévrose épicrânienne permet de lier la chaîne postérieure à l’os frontal.