Le capteur de puissance !

INpower

La technologie est partout même sur notre vélo : on peux tout mesurer, tout savoir en un instant. Mesurer, c’est bien mais pourquoi faire ? Pour être un meilleur coursier, un meilleur cycliste, pour prendre encore plus de plaisir en course parce qu’on sait que notre entrainement paye dés le top départ. Un exemple avec le capteur de puissance…

La technologie permet au cycliste d’être acteur de son entrainement et de décupler ses progrès sans pour autant décupler son kilométrage annuel ; pourquoi s’en priver ? De plus, les entraineurs trouvent matières à étudier pour mieux connaître son sportifs et l’aider à progresser sans risque inconsidéré pour l’organisme.

La puissance est la somme du travail développé sur une période donnée et qui est exprimée en watts.

Puissance = Force x Vitesse d’exécution

Sur le vélo, la puissance est mesurée avec un capteur placé dans le boitier de pédalier (SRM) ou dans le moyeu de la roue arrière (Powertap). Une jauge de contraintes sur les axes de rotation permet de mesurer les petites déformations dûes au pédalage.

Les cyclistes professionnels préfère le capteur SRM pour différentes raisons :

  • Capteur à poste sur le vélo et non sur une roue qui peux crever et être remplacer,
  • Les vélos des professionnels sont souvent équipés « léger » et le poids de ce système permet de passer au-dessus de la norme minimum UCI de 6,8kgs.

Parallèlement, sont reportées des données de vitesse, distances, fréquences cardiaques comme la majorité des compteurs de vitesse traditionnelles.
D’autres systèmes mesurent la puissance sur la tension de la chaine mais la fiabilité des données est faible. Des pédales intégrants ce système seront bientôt disponibles.

Pourquoi utiliser la puissance

à l’entrainement ?

La puissance exprime l’appui de vos pieds sur vos pédales.
La puissance permet d’aborder l’entrainement par un suivi stable de la progression et de s’affranchir de toutes les contraintes extérieures et ne se concentrer que sur les capacités internes aux cyclistes à l’instant T et durant l’ensemble d’un entrainement.

Vent de face ou de dos, bosse, col, altitude,…le cycliste peux se caler sur une donnée stable et structurer sa sortie.
Il va de soi que la mesure de la puissance n’est intéressante que si les sorties vélo sont structurées au même titre qu’un entraînement de course à pied afin de pouvoir comparer des données obtenues dans des conditions identiques (comparaison de 2 séances à base de 10×40 » PMA / 20 » récupération, l’une en janvier, la seconde en mars,…).

Pourquoi ne pas utiliser la vitesse,

la fréquence cardiaque ou la cadence ?

Ces données sont influencées par des facteurs extérieurs au cycliste.
La cadence de pédalage n’est qu’une indication permettant d’affiner une capacité à emmener du braquet. C’est déjà bien mais manque de précision.
La vitesse moyenne est trop influencée par le parcours et les conditions météos (vent de face, de côté ou de dos) et à moins de répéter encore et encore le même circuit, la pertinence de cette donnée est nulle.
La fréquence cardiaque est, elle aussi, influencée par de trop nombreux paramètres pour être stable: hydratation, altitude….

Un cycliste se déshydratera rapidement et, de manière simple, moins d’eau = moins de sang. Le coeur compense en augmentant la fréquence de battement pour maintenir un apport constant d’oxygène aux organes vitaux (cerveau et coeur lui même) ainsi qu’aux muscles.

L’altitude, à partir de 1500m, influence le fonctionnement de l’organisme par une respiration et des battements cardiaques plus rapides. Le manque d’oxygène en moyenne et haute altitude engendre une réponse adaptative du système cardio-respiratoire afin de maintenir un niveau d’activité vitale. L’adaptation à l’altitude prends quelques jours.

 

L’outil indispensable du cycliste

Les cyclistes n’aiment pas entendre cela mais la majorité d’entre-nous font des « sorties » plus que des « entrainements ».

D’un autre côté, comment voulez-vous vous entrainer sans un repère de bonne réalisation de la séance ?
Vais-je trop vite, trop longtemps, trop lentement, pas assez longtemps ?
Suis-je dans la bonne zone d’effort ?

Sans capteur de puissance, le cycliste roule beaucoup mais rentabilise peu son volume passé sur la selle. Pouvoir évaluer et quantifier précisément sa progression au fil de la saison par comparaison des entrainements, son effort dans le cadre d’une séance spécifique, sa course en restant dans une zone d’effort précise n’est plus un luxe ou un rêve. C’est le rêve de tout entraineur que de pouvoir contrôler : quantifier la charge d’effort, la fatigue du cycliste et les moments de récupération.