Musculo-squelettique !

mecanique-musculo_articulaire

Le système musculaire et squelettique est composé de muscles, d’os et des articulations : plus de 600 muscles et de 200 os et tissus osseux.

Les muscles sont généralement rattachés aux os et aux articulations. Les os ont pour rôles de protéger, de soutenir et de supporter les différentes parties du corps. Les muscles squelettiques sont fixés aux os par les tendons et lorsqu’ils se contractent font bouger les os et provoquent le mouvement. De plus, les cellules sanguines sont produites dans la moelle osseuse rouge de certains os longs.

Le système osseux

Squelette

https://fr.wikipedia.org/wiki/Squelette_humain

Le squelette humain est composé de 206 os constants et d’un nombre variable d’os surnuméraires en fonction des individus. Ces os sont supportés et étayés par des ligaments, tendons, muscles, fascias et du cartilage, formant l’appareil locomoteur. Le fœtus a un squelette cartilagineux dont l’ossification débute avant la naissance et continue jusqu’à l’âge adulte.

Le rôle du squelette est double. Il constitue à la fois la charpente du corps, sur laquelle les muscles et autres structures pourront se fixer et il assure également une fonction de protection pour certains organes, comme ceux situés dans la cage thoracique (cœur, poumons…) ou le cerveau, protégé par les os du crâne et permet le mouvement du corps.

La masse du squelette « sec », c’est-à-dire sans la moelle rouge, est de 4 à 6 kilogrammes en moyenne chez l’homme et de 3 à 4 kilogrammes chez la femme1. L’os le plus long du corps est le fémur ; le plus petit est l’étrier qui se situe dans l’oreille moyenne.

La majorité des organes se trouvent à l’extérieur du squelette à l’exception du cerveau qui lui se trouve à l’intérieur du squelette.

Le squelette fait partie du système locomoteur.

Le squelette s’organise autour d’un axe osseux vertical, la colonne vertébrale, cet axe reliant trois volumes : la tête, la cage thoracique et le bassin. Deux ceintures, pelvienne et scapulaire, lient les quatre membres (inférieurs et supérieurs) au tronc.

Rôle du système osseux :

  • Il sert de charpente pour l’organisme et protège les viscères par les grandes cavités qu’il forme (crâne, thorax, bassin).
  • Il est à la base de la mobilité du corps grâce aux articulations qui permettent aux muscles d’actionner les différents segments du squelette.
  • Il représente une réserve importante de minéraux, en particulier de calcium et de phosphore.
  • Il permet la fabrication des cellules sanguines, au niveau de la moelle osseuse.
  • Il joue aussi un rôle protecteur sur l’organisme en stockant certains métaux lourds, comme le plomb (c’est ce qui cause dans certains cas une intoxication au plomb en cas de fracture).

 

Le système musculaire

Muscle-corps-humain

Le système musculaire est le système biologique composé de l’ensemble des muscles du corps d’un animal. Les muscles sont fixés aux os par des tendons. Le système musculaire forme, avec le squelette et une partie du système nerveux, l’appareil locomoteur.

Les muscles squelettiques sont les muscles sous contrôle volontaire du système nerveux central. Le tissu musculaire représente pour un homme environ 40 % du poids corporel, soit 30 kg chez un individu de 80 kg, Le corps humain comprend 656 muscles.

Leur corps contient des vaisseaux sanguins, des nerfs, des organes sensoriels, du tissu conjonctif commun, et des cellules musculaires. En microscopie photonique (ou optique), ils présentent une double striation longitudinale et transversale.

La science du muscle est la myologie.

Les muscles striés ont 5 propriétés essentielles :

  • L’excitabilité : est la propriété que possède un muscle à réagir à une stimulation par la production de phénomènes électriques par l’intermédiaire de produits chimiques ;
  • La contractilité : est la propriété du tissu musculaire à se contracter avec force en présence de la stimulation appropriée, et de mobiliser ainsi les éléments osseux auxquels ses fibres sont rattachées ; le muscle peut se contracter sans qu’il n’y ait de mouvement (régime de contraction isométrique) ou bien se contracter avec apparition de mouvement, soit avec un raccourcissement global du muscle (rapprochement des points d’insertion, régime de contraction concentrique), soit avec un allongement de celui-ci (éloignement des points d’insertion, régime de contraction excentrique) ;
  • L’élasticité : est la propriété du tissu musculaire de reprendre sa forme initiale lorsque s’arrête la contraction ;
  • La tonicité : est la propriété du muscle à être dans un état permanent de tension (tonus musculaire) ;
  • La plasticité : est la propriété du muscle à modifier sa structure selon le travail qu’il effectue et à s’adapter au type d’effort.

Le muscle squelettique exerce quatre fonctions importantes : la mobilisation du corps dans son environnement extérieur, le maintien de la posture globale du corps, la stabilité des articulations et la production de chaleur.

Au cœur du muscle !

Les fibres musculaires

Que vous soyez, boxeur ou marathonien, cycliste ou pratiquant de musculation, vous ne disposerez pas des mêmes fibres musculaires. Votre préparation physique vise à transformer vos fibres de manière à devenir plus performant dans votre discipline. C’est grâce à l’activité contractile des fibres musculaires dont sont pourvus les muscles qu’il est possible de générer de la force.

La fibre musculaire qui génère de la force en convertissant de l’énergie chimique, en énergie mécanique, est en fait tout simplement une cellule.

C’est quoi une fibre musculaire ?

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Les fibres musculaires sont des composants essentiels du muscle. En se rétrécissant elle raccourcissent le muscle : c’est la contraction musculaire.

Un muscle est constitué d’un nombre important de petites fibres (taille d’une cellule), la contraction musculaire engage donc de nombreuses fibres. Ces dernières, les petites malines, fonctionnent de manière asynchrone. Qu’est ce que cela veut dire ? Tout simplement que toutes les fibres ne s’actionnent pas en même temps afin de mieux pouvoir gérer la fatigue et économiser de l’énergie. Elles se contractent à tour de rôle, ainsi, les fibres ayant travaillées sur la première contraction peuvent ensuite se « reposer » partiellement lors d’une seconde contraction.

Quels sont les différents types de fibre musculaire ?

En fonction de votre discipline vous n’allez pas faire intervenir les mêmes fibres musculaires. Il existe deux grands types de fibre et un troisième intermédiaire :

Les fibres « lentes » (type I ou « rouges »)

Elles sont plus efficaces en métabolisme aérobie . Ce sont les fibres de l’endurance, elles sont fines et développées lors de la pratique du cyclisme et de la course à pied entre autres.

Les fibres lentes :

  • Sont peu fatigables

  • Sont sollicitées dans les efforts de longue durée

  • Permettent de maintenir une contraction très longtemps

  • Échappent au contrôle de la volonté (exemple : la marche et toutes les actions du quotidien)

Les fibres « rapides » (type IIB ou « blanches »)

Elle sont plus efficaces en métabolisme anaérobie. Produisant plus de puissance pendant de courtes impulsions, elles sont plus sensibles à la fatigue. Celles-ci sont les plus volumineuses. C’est pourquoi les culturistes ou les sprinters entraînent principalement ces fibres pour augmenter leur volume musculaire.

Les fibres rapides :

  • Sont riches en réserves d’énergie (glucose et graisse)

  • Peuvent se contracter rapidement

  • Sont placées sous le contrôle de la volonté (un sprint ou le soulevé d’une charge lourde par exemple).

Les fibres intermédiaires (Type IIA ou « rose »)

Il existe entre les deux un intermédiaire que sont les fibres de type IIA ; selon la génétique de la personne et le type de préparation ou encadrement physique au cours de son développement, ces fibres deviendront de type I (fibre lente) ou type II (fibre rapide).
Il existe deux types de fibre rose :

  • Type lla : rapides à endurance moyenne

  • Type llab : rapides à  faible endurance

Fibres rapides ou fibres lentes ?

Une grande partie de la répartition des fibres est programmée génétiquement, cela explique en partie les performances hors du commun réalisées par certains athlètes. En complément d’un entraînement drastique, ils bénéficient d’avantages génétiques.

Toutefois, il est possible de modifier la répartition de ses fibres musculaires en favorisant un type d’entraînement plutôt qu’un autre. Le sprinter, par sa discipline et son entraînement aura beaucoup plus de fibre rapide que le marathonien.

Note importante

Il a été démontré que la transformation des fibres lentes en fibres rapides est très difficile, pour une raison simple :

Si les fibres reçoivent des influx rapides, elles deviendront rapides, si elles reçoivent des influx lents, elles deviendront lentes.  Toutefois, dans la vie de tous les jours vos fibres lentes sont constamment sollicitées (marche, activité quotidienne). Généralement les seules sollicitations des fibres rapides sont les entraînements spécifiques de vitesse/force.

Ainsi les activités quotidiennes favorisent très largement les fibres lentes.

Voici un tableau illustrant en détail les caractéristiques des 3 types de fibres musculaire :

Caractéristique

Type I (Lente)

Type IIa (Rapide)

Type IIb (Rapide)
Vitesse de contraction Lente (100 millisecondes) Rapide (50 millisecondes) Très  rapide (25 millisecondes)
Résistance à la fatigue Élevée Intermédiaire Faible
Capacité aérobie Élevée Intermédiaire Faible
Capacité anaérobie Faible Intermédiaire Élevé
Capillaires Beaucoup Beaucoup Peu
Teneur en myoglobine Faible Faible Élevée
Couleur de fibre Rouge Rouge Blanc
Teneur en glycogène Faible Intermédiaire Élevée
Diamètre de fibre Faible Intermédiaire Grand