Le muscle cardiaque !

Coeur

Structure et rôle du cœur

Muscle, le myocarde, assurant le rôle de pompe du système sanguin. Cet organe musculaire creux permet donc la circulation du sang dans le corps et l’apport d’oxygène et nutriments à l’ensemble des cellules des organismes. Le cœur est situé dans la partie médiane de la cage thoracique (le médiastin) délimité par les 2 poumons, le sternum et la colonne vertébrale.

Mesurant entre 14 et 16 cm pour un diamètre de 12 à 14 cm chez l’adulte, le cœur représente un volume de 50 à 60 cm³ pour un poids d’environ 300g. Sa grosseur est celle du poing de son propriétaire. Il est un peu plus gros chez l’homme que chez la femme et pompe chaque jour en moyenne 8000 litres de sang grâce à environ 100 000 battements quotidiens (soit jusqu’à 2 milliards de battements au cours de la vie).

Le cœur est composé de 4 cavités : les oreillettes (ou atria) sur la partie supérieure et les ventricules sur la partie inférieure. Les oreillettes et ventricules sont séparés de chaque côté par une épaisse paroi musculaire, le septum. Ainsi, aucun échange de sang entre la partie supérieur et la partie inférieure n’est possible. Le passage est unidirectionnel entre oreillette vers ventricule et cela via les valves cardiaques.

On peut ainsi considérer le cœur comme en fait deux cœurs qui serait accolés : Le Cœur droit et le Cœur gauche.

La paroi du cœur est composée de muscle en trois couches distinctes : l’épicarde (cellules épithéliales et tissu conjonctif), le myocarde ou muscle cardiaque et à l’intérieur, l’endocarde (cellules épithéliales et tissu conjonctif).

Le sang qui circule dans le cœur va trop vite pour y être absorbé, si bien qu’il dispose de son propre système de vaisseaux, appelé artères coronaires, le vascularisant pour apporter aux cellules cardiaques oxygène et nutriments.

Ce sont les ventricules qui assurent la fonction de pompes du sang vers le corps ou vers les poumons et leur parois est plus épaisse et leurs contraction plus fortes que les oreillettes.

Fonctionnement du cœur

1- Le côté droit du cœur renvoi le sang pauvre en oxygène aux poumons pour éliminer le dioxyde de carbone et ré oxygéner le sang.

2- L’oreillette droite reçoit le sang veineux apporté par la veine cave et propulsé dans le ventricule droit qui en se contractant envoi le sang dans les poumons via l’artère pulmonaire (qui est donc la seule artère transportant du sang pauvre en oxygène).

3- Le sang oxygéné dans les poumons revient alors de cœur gauche au niveau de l’oreillette via les 4 veines pulmonaires (ce sont les seules veines transportant du sang riche en oxygène).

4- Le sang est ensuite propulsé dans le ventricule gauche et doit traverser la valve mitrale, qui contrôle le débit.

5- En se contractant, le cœur propulse via la valve aortique puis l’aorte (plus gros vaisseau sanguin de l’organisme) le sang dans l’ensemble du réseau des artères.

Ce processus est répété 50 à 60 fois par minute au repos.

La révolution cardiaque

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Au cours de la systole auriculaire, les oreillettes se contractent et éjectent du sang vers les ventricules (remplissage actif). Une fois le sang expulsé des oreillettes, les valves auriculo-ventriculaires entre les oreillettes et les ventricules se ferment. Ceci évite un reflux du sang vers les oreillettes. La fermeture de ces valves produit le son familier du battement du cœur.

La systole ventriculaire implique la contraction des ventricules, expulsant le sang vers le système circulatoire. Une fois le sang expulsé, les deux valves sigmoïdes – la valve pulmonaire à droite et la valve aortique à gauche se ferment. Ainsi le sang ne reflue pas vers les ventricules. La fermeture des valvules sigmoïdes produit un deuxième bruit cardiaque plus aigu que le premier. Pendant cette systole les oreillettes maintenant relâchées, se remplissent de sang.

Enfin, la diastole est la relaxation de toutes les parties du cœur, permettant le remplissage (passif) des ventricules, par les oreillettes droites et gauches et depuis les veines caves et pulmonaires.

Le cœur passe 1/3 du temps en systole et 2/3 en diastole. L’expulsion rythmique du sang provoque ainsi le pouls que l’on peut tâter.

Régulation des contractions cardiaques

A chaque battement, les deux atriums se contractent simultanément et remplissent les ventricules de sang. Puis les deux ventricules se contractent simultanément eux aussi. Ces séries de contractions ordonnées dépendent d’un système chronologique électrique sophistiqué. Le contrôle de base vient du nœud sinusal situé dans l’atrium droit. Les influx émis de ce nœud passent dans les deux atriums et les font se contracter. Il existe un autre nœud : atrio-ventriculaire, à la jonction des atriums et des ventricules. Ce second nœud retarde l’influx de contraction des deux ventricules qui est dirigé plus loin par le faisceau de His.

Le muscle cardiaque dépend d’un stimulus conscient ou réflexe (il est dit myogénique). Les contractions rythmiques sont spontanées mais leur fréquence est affectée par les nerfs (régulation par le système nerveux central : modulation de la fréquence et de la puissance des contractions par les nerfs cardio modérateurs et cardio stimulateurs, selon les conditions sanguines de pH et les concentration en oxygène et les hormones (hormones orthosympathiques telles que l’adrénaline et la noradrénaline et hormones thyroïdiennes favorisent la contractibilité alors que les hormones parasympathique telle l’acétylcholine la diminue).

La pression artérielle anatomie_veine_et_valvules_veineuses.1266588447

La pression artérielle (ou parfois tension artérielle) correspond à la pression du sang dans les artères. L’unité de mesure de cette pression est le pascal (Pa), mais le plus souvent la mesure est réalisée en centimètre de mercure (cmHg).

Elle est exprimée par 2 mesures : la pression maximale au moment de la contraction du cœur (systole) et la pression minimale au moment du « relâchement » du cœur (diastole).

La pression évolue en permanence en fonction de paramètre tels que l’effort, le stress, le repos, la consommation de certains produit.

Note : Si elle est trop haute en permanence, il s’agit d’une hypertension artérielle, en revanche si elle est trop basse, on parle d’hypotension.