...connaître son corps

muscles-anatomy-body2Que vous fassiez du sport pour perdre du poids, pour vous remettre en forme, ou juste pour le plaisir, cette pratique vous change.

On a le visage rouge et la sueur, le cœur qui bat la chamade et les poumons qui pompent, votre vigilance et votre humeur qui s’améliorent, cet empressement qui n’existait pas auparavant de ne parler que de grand écart, de tours de piste, et de record personnel.

Mais si nous savons tous que rester physiquement actif est essentiel pour avoir une vie longue, saine et productive, nous ne savons pas exactement ce qui se passe dans notre corps.

Le corps humain est la structure culturelle et physique du corps d’un être humain.

Le corps vit grâce à différents systèmes (respiratoire, digestif, circulatoire, nerveux, musculaire et squelettique, reproducteur).
Chaque système étant composé de plusieurs organes qui travaillent ensemble pour la même fonction. Les organes et les systèmes sont en relation les uns avec les autres de façon coordonnée.

La composition chimique

des êtres vivants

Certains constituants des êtres vivants existent tels quels dans le monde inerte. Ce sont par exemple l’eau et les minéraux. L’eau représente environ 70% du poids du corps humain. Autrement dit, le corps d’une personne de 70 kilos contient une cinquantaine de kilos d’eau. Cela montre l’extrême importance de l’eau pour la vie. Dans notre squelette, on estime qu’il y a environ deux kilos de calcium. Notre corps contient aussi du sodium, du fer, du cuivre et beaucoup d’autres minéraux. Ceux qui ne se trouvent dans le corps qu’en très petites quantités sont appelés « oligo-éléments ». D’autres constituants sont propres aux êtres vivants. Ces substances ne sont composées que de quatre éléments de base: le carbone (C), l’hydrogène (H), l’oxygène et l’azote (N). Ces éléments sont agencés de différentes manières, pour former quelques grandes familles de composés des êtres vivants :

Les glucides appelés communément sucres (mais ce n’est pas totalement approprié) ou hydrates de carbone, sont composés essentiellement de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, bien que certains d’entre eux contiennent aussi du carbone.Ils sont en général hydrosolubles et certains d’entre eux, comme le glucose, libèrent facilement l’énergie qu’ils contiennent. Ceux-là servent donc de matériau énergétique rapidement utilisable par nos cellules. Dans notre alimentation, on trouve des glucides qui peuvent servir de source énergétique comme ceux qui se trouvent dans les pommes de terre ou le pain par exemple.

Les lipides encore appelées graisses, sont eux aussi composés de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Certains d’entre eux comprennent aussi du phosphore. Il en existe de nombreuses sortes. On en trouve en grandes quantités dans les membranes cellulaires (phospholipides), dans le sang (cholestérol, triglycérides). Ceux qui se trouvent en abondance dans le tissu graisseux servent de forme se stockage énergétique. Ils sont mobilisés lorsque l’organisme en a besoin.

Les protéines, contiennent elles aussi du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène mais elles contiennent toutes de l’azote. Elles peuvent constituer de très grosses molécules mais sont formées de l’assemblage d’une série d’unités de base, les acides aminés. Ces acides aminés (AA) sont ainsi appelés parce qu’ils contiennent tous dans leur molécule au moins une fonction acide (le carboxyle, –COOH) et une fonction amine (NH2). On en connaît une vingtaine de différents. Leur partie variable est le radical (R).

R signifie donc le radical. Il y en a 23 différents, déterminant donc 23 acides aminés différents. Le radical le plus simple est un – H (hydrogène). Il y a aussi un radical – CH3, etc… On peut noter « R1, R2, R3,… » pour symboliser les différents radicaux.

Les acides aminés peuvent s’attacher entre eux selon la réaction suivante : la liaison – CO – NH – qui s’est formée entre les deux acides aminés est appelée liaison peptidique. Elle peut se répéter un très grand nombre de fois à chaque extrémité de la chaîne en formation et ainsi associer entre eux un nombre variable d’acides aminés. Lorsque la chaîne d’acides aminés est de longueur moyenne ou courte, on parle de peptide. Lorsque la chaîne est longue, on parle de protéine. Les protéines se replient sur elles-mêmes d’une manière qui est propre à chacune d’elles, ce qui leur donne une configuration tridimensionnelle spécifique.

Les protéines peuvent remplir dans l’organisme trois grands types de fonctions :

  • Soit elles participent à la catalyse (facilitation) des réactions chimiques. Ce sont alors des enzymes ou catalyseurs biologiques. Un catalyseur facilite une réaction chimique sans la modifier.
  • Soit elles entrent dans la constitution de certaines structures du corps. Par exemple, la kératine prend une part importante dans la composition chimique des cheveux. Les protéines qui ont ce rôle sont appelées “protéines de structure”.
  • Soit encore, elles participent aux communications intercellulaires en constituant des canaux pour le passage de diverses molécules ou des récepteurs hormonaux.

Les acides nucléiques sont, eux aussi, des constituants majeurs des êtres vivants. On distingue l’acide désoxyribonucléique, qui contient l’information du patrimoine génétique des êtres vivants, et l’acide ribonucléique, qui participe à sa mise en œuvre. Les acides nucléiques sont eux aussi des assemblages d’unités élémentaires appelées nucléotides. Un nucléotide est composé d’un sucre simple, d’une structure cyclique qualifiée de base et d’un phosphate. Le sucre est différent pour l’acide désoxyribonucléique et pour l’acide ribonucléique. Il existe plusieurs types de bases. Les deux catégories d’acides nucléiques ont en commun certaines bases, mais pas toutes.

Les organes mis à contribution

lors d’une activité physique et sportive

Les muscles

Le corps fait appel au glucose, le sucre que le corps a emmagasiné de la nourriture que nous ingérons sous forme de glycogène, pour avoir l’énergie nécessaire à la contraction des muscles et au déclenchement du mouvement. Il utilise aussi l’adénosine-triphosphate (ATP), mais le corps n’a que de petites réserves d’ATP et de glucose. Après avoir utilisé rapidement ces réserves, le corps a besoin d’un supplément d’oxygène pour créer plus d’ATP. Pour fournir plus de O2 (dioxygène), plus de sang doit être pompé des muscles en exercice. S’il n’y a pas assez d’oxygène, c’est de l’acide lactique qui va être formé à la place. En général, l’acide lactique est évacué du corps 30 à 60 minutes après la fin d’un exercice sportif. De petites « bulles » se forment dans les muscles pour les aider à grossir et à se renforcer pendant qu’ils se remettent de l’effort. Les courbatures signifient simplement que ces muscles sont en train de changer, explique Boone, et elles s’estompent au bout de quelques jours.

Les poumons

Votre corps a besoin de 15 fois plus d’oxygène quand vous faites du sport, d’où le fait que vous respirez plus vite et plus lourdement. Votre rythme respiratoire va augmenter jusqu’à ce que les muscles entourant les poumons ne puissent plus bouger plus vite. Cette consommation maximum d’oxygène est appelée VO2 max. Plus il est élevé, plus la personne est en forme.

Le diaphragme

Comme n’importe quel muscle, le diaphragme peut se fatiguer en raison de la respiration plus lourde, causant un douloureux point de côté. Certains estiment que le point de côté est plutôt dû aux spasmes des ligaments entourant le diaphragme, quand d’autres croient que les spasmes viennent des nerfs allant du haut du dos à l’abdomen et résultent d’une mauvaise posture ! Respirer profondément et s’étirer peut soulager l’inconfort au milieu de l’exercice, et un raffermissement préventif en salle de sport peut éviter de futurs problèmes.

Le cœur

Quand vous faites du sport, le rythme cardiaque augmente pour permettre à plus d’oxygène de circuler (via le sang) selon un rythme plus rapide. Plus vous faites de l’exercice, plus le cœur devient efficace, de sorte que vous puissiez vous entraîner plus dur et plus longtemps. Cela finit par faire baisser le rythme cardiaque des personnes en forme au repos. L’exercice stimule aussi la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins, conduisant à une baisse de la tension artérielle chez les personnes en forme.

L’estomac & les intestins

Parce que le corps pompe plus de sang vers les muscles, il en enlève à des systèmes et des fonctions qui ne sont pas à ce moment-là une priorité, comme la digestion. Cela peut causer des maux de ventre. Le mouvement, l’absorption et la sécrétion dans l’estomac et les intestins peuvent en être affectés.

Le cerveau

L’augmentation du flux sanguin peut aussi bénéficier au cerveau. Les cellules du cerveau vont immédiatement fonctionner à un niveau plus élevé, explique Cameron, vous rendant plus vigilant durant l’exercice, et plus concentré après. Quand vous faites régulièrement du sport, le cerveau s’habitue à cette fréquente poussée sanguine et s’adapte en mettant en route ou en veilleuse certains gènes. Ces changements peuvent booster le rôle des cellules du cerveau, et protèger ainsi de maladies comme Alzheimer, Parkinson, des attaques, prévenant même le déclin dû à l’âge, déclare Cameron. Le sport peut aussi déclencher une poussée des neurotransmetteurs, les messagers chimiques du cerveau, y compris les endorphines, souvent citées comme étant la cause de la mythique « ivresse du coureur ». Le cerveau diffuse de la dopamine ainsi que du glutamate, pour faire bouger les bras et les jambes, ainsi que de l’acide γ-aminobutyrique (GABA), un neurotransmetteur inhibiteur qui ralentit les choses, pour vous permettre de bouger de façon régulière et contrôlée. Vous vous sentirez aussi mieux grâce à un pic de sérotonine, un neurotransmetteur bien connu pour son effet sur l’humeur et la dépression.

L’hippocampe : Cette partie du cerveau joue un rôle essentiel dans l’apprentissage et la mémoire, et c’est l’une des seules parties du cerveau qui peut lui fabriquer de nouvelles cellules. Le sport facilite ce processus, grâce au supplément d’oxygène pour le cerveau. Même quand vous arrêtez de faire de l’exercice, ces nouvelles cellules du cerveau survivent, tandis que bien d’autres changements du cerveau durant l’exercice reviennent à la normale si vous êtes moins actif.

L’hypothalamus : Parmi d’autres rôles, l’hypothalamus est responsable de la température du corps, ainsi que de l’équilibre entre le sel et l’eau. Tandis que votre corps se réchauffe, il indique à la peau de produire de la sueur pour que vous restiez « frais ».

L’hypophyse : Ce centre de contrôle dans le cerveau prévient les glandes surrénales de produire les hormones nécessaires au mouvement. Il diffuse aussi les hormones de croissance. Alors que le corps cherche plus de carburant à brûler après avoir puisé dans vos réserves de glucogène, il se tournera soit vers les muscles, soit vers les graisses, indique Cameron. Chez l’homme, l’hormone de croissance agit comme un agent de sécurité pour les muscles, disant au corps de brûler plutôt les graisses pour avoir de l’énergie.

Les reins

L’intensité de votre exercice peut influer sur le rythme auquel les reins filtrent le sang. Après un exercice intense, les reins permettent à plus de protéines d’être filtrées dans les urines. Ils facilitent aussi l’absorption de l’eau, diminuant ainsi les urines, vraisemblablement pour vous aider à rester le plus hydraté possible.

Les glandes surrénales
: Beaucoup des hormones surnommées « hormones du stress » que relâchent ces glandes sont en fait fondamentales pendant l’exercice. Le cortisol, par exemple, aide le corps à mobiliser ses réserves d’énergie comme du carburant. Et l’adrénaline aide le cœur à battre plus vite, pour qu’il diffuse plus rapidement le sang à travers le corps.

La peau

Tout comme vous choisissez votre rythme, le corps, comme n’importe quelle machine, produit de la chaleur, et a besoin de se rafraîchir. Les vaisseaux sanguins de la peau se dilatent, augmentant le flux sanguin dans la peau. La chaleur se dissipe alors à travers la peau dans l’air.

Les glandes exocrines : Au signal de l’ hypothalamus, l’une des deux sortes de glandes sudoripares, les glandes exocrines, se mettent au travail. Ces glandes produisent une transpiration sans odeur, un mélange d’eau, de sel et de petites quantités d’autres électrolytes, directement à la surface de la peau. Quand cette sueur s’évapore, la température de votre corps diminue.

Les glandes apocrines
: On trouve surtout cette seconde sorte de glandes sudoripares dans les parties recouvertes de poils/cheveux, comme sur le crâne, les aisselles et l’aine. Selon Mayo clinic, ces glandes produisent une sueur plus lourde, généralement en réponse à un stress émotionnel, qui peut causer une certaine odeur quand la bactérie sur la peau commence à se décomposer.

Le visage

Les vaisseaux capillaires proches de la surface de la peau du visage se dilatent aussi pendant qu’ils s’efforcent de diffuser de la chaleur. Chez certains sportifs, cela peut causer un visage particulièrement rouge après un exercice sportif.

Les articulations

Faire de l’exercice ajoute un poids supplémentaire aux articulations, parfois cinq à six fois plus que votre propre poids, explique Laskowski. Les chevilles, les genoux, les hanches, les coudes et les épaules ont tous des fonctions différentes, mais opèrent de la même façon. Chaque articulation est doublée d’un tissu protecteur à l’extrémité des os, appelé cartilage, ainsi que d’un tissu plus doux (fibrocartilage) et d’une substance lubrifiante, pour aider à un mouvement plus facile et plus fluide. Les ligaments et les tendons fournissent de la stabilité. Avec le temps, les cartilages entourant les articulations commencent à s’user ou à se dégrader, comme cela arrive aux personnes souffrant d’arthropathie dégénérative, la forme la plus courante de l’arthrite.