…les chaussures du cycliste !

Le confort de votre pied dans la chaussure est un élément très important, délaissez le côté esthétique au profit du bien être de pédalage ! Si la chaussure possède les deux atouts, alors c’est votre chaussure idéale !

C’est un acte d’achat important à ne pas négliger pour le cycliste : choix de la semelle extérieure, type de système de serrage, semelle interne pour bien caler le pied, matière de la tige,…

Que vous débutiez en cyclisme ou bien que vous soyez un fervent pratiquant, vous aurez du choix ! La fourchette de prix est vaste. Plusieurs critères font rapidement grimper les prix :

  • La composition de la chaussure de vélo
  • La matière/conception de la semelle extérieure : rigidité/légèreté
  • Le type de système de serrage (capacité à maintenir et serrer uniformément le pied durant le pédalage)

Ces trois critères vous semblent simples, pourtant ils sont complexes et doivent être appréhendés au mieux afin de d’aiguiller votre choix.

Dans un premier temps et afin de comprendre le jargon utilisé par les constructeurs et les vendeurs, nous avons conçu un dossier informatif qui décortique votre chaussure de vélo. Quels sont les éléments qui composent la chaussure de vélo ?

Les éléments qui composent votre chaussure de vélo

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  1. Système de serrage : Les cadrans indépendants de type Boa IP1 avec le cordon de guidage du fil d’alimentation permettent un micro-réglage rapide et précis tout en maintenant la stabilité.
  2. Tige principale : souple, résistant aux étirements et très respirant, optimisé avec des trous d’évacuation / évacuation perforés.
  3. Empeigne : un modèle asymétrique d’éveil empêche la torsion du pied sous un pédalage de haute puissance.
  4. Les quartiers : sont les parties intérieures et extérieures de la chaussure, la conception supérieure intégrée d’une seule pièce offre un ajustement en forme de gant.
  5. La semelle intermédiaire : l’élimination de la planche durable réduit le poids et permet une hauteur d’empilement plus faible pour stabiliser le pied et maximiser la puissance.
  6. La semelle extérieure : la semelle de carbone légère ultra rigide maximise le transfert de puissance.
  7. Système de fixation de la cale : la hauteur de la pile basse aide à stabiliser votre pied lors de la course de pédalage vers le bas.
  8. Système d’ajustement de la cale : pour un alignement parfait du métatarse et de l’axe de d’appui pour une transmission maximale de la puissance.
  9. Le talon : une construction de la cuvette de talon courbé externe supprime la torsion et le roulement des pieds, stabilise le talon et maintient votre pied fermement en place.

La tige de la chaussure

C’est la face externe entière de la chaussure fixée à la semelle extérieure. C’est un rassemblement de plusieurs pièces cousues ensemble afin de composer la tige complète.

La languette

La languette est généralement fixée par le bas à la tige. Il y a bien sur des différences de conception selon la pratique à laquelle se destine la chaussure. On parle de soufflet lorsqu’elle est cousue ou conçue avec au moins trois côtés.

Le système de serrage

Plusieurs systèmes cohabitent pour le serrage des chaussures de vélo : Lanières velcros, sangles micrométriques, boucles micrométriques pour un maintien du pied optimal.

Le serrage du pied dans une chaussure de vélo se fait principalement à l’aide de plusieurs systèmes :

  • Lanières velcros,
  • Serrages à sangles micrométriques,
  • Boucles (molettes) micrométriques

L’empeigne

C’est la pointe de la chaussure de vélo. Quelques fois, selon les conceptions, le bout est renforcé pour offrir une protection en cas de frottement sur la roue du vélo par exemple. L’empeigne voit également un rajout ou coupe spécifique.

Le talon

Le talon possède une pièce rapportée cousue ou collée sur l’arrière bas de la tige (certains fabricants l’intègre en interne à la tige au niveau du talon). En PVC, polycarbonate ou carbone elle est ici pour renforcer le maintien du pied important sur cette zone.

Notez que selon les marques, le haut du talon (au niveau du tendon) voit également une conception spécifique pour un bon maintien du pied dans la chaussure en phase de tiré.

La talonnette de marche

Cette talonnette de marche est quelques fois interchangeable sauf sur les chaussures très haut de gamme qui visent le ratio rendement/légèreté. Elle peut se dévisser de l’extérieur ou de l’intérieur de la semelle. Une cale identique peut également être présente sous l’empeigne au niveau de la semelle.

Les quartiers

Ce sont les composants principaux des flancs de la tige de la chaussure de vélo. Il y a les quartiers internes cousus aux quartiers externes.

Les ventilations

Les ventilations sont des éléments qui sont généralement présents sur la tige, la languette et la semelle extérieure. Soit par des micro perforations, soit par des tissus ventilant cousus ou collés (pour la semelle) Elle permettent la ventilation et l’évacuation de la chaleur du pied.

La semelle extérieure

La semelle extérieure est l’un des principaux composants de la chaussure de vélo. Sa forme, sa rigidité, sa légèreté et son type de conception déterminent l’usage et la capacité de la chaussure à transmettre la force de pédalage.

La semelle interne

C’est le composant interne de la semelle de la chaussure. Lors de la fabrication elle est cousue/collée à la tige autour de son moule afin d’être assemblée par la suite avec la semelle extérieure.

La semelle de propreté

On appelle cette semelle « semelle de propreté » car elle possède des capacités à faire passer l’aération sous le pied vers la semelle extérieure le cas échéant. Mais son objectif est bien plus important, celui de positionner correctement votre voute plantaire en contact sur la semelle interne/externe.

Ce support de voûte vient s’insérer entre la semelle et le pied afin d’optimiser la surface d’appui. Il fournit une plateforme stable pour la transmission de puissance. Ainsi lorsque le pied est serré, il n’est pas compressé à plat mais adapté à la morphologie du pied du cycliste.

 

Le choix de la semelle extérieure

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  • C’est un critère majeur dans le choix d’achat qu’est le matériau utilisé pour concevoir la semelle.
  • Second point sur la semelle extérieure, la cambrure de la semelle, sa largeur et son angulation.
  • Le type de cales pour pédales automatiques que vous souhaitez monter doit être pris en compte au moment de l’achat.
La semelle extérieure est l’un des principaux composants de la chaussure de vélo. Sa forme, sa rigidité, sa légèreté et son type de conception déterminent l’usage et la capacité de la chaussure à transmettre la force de pédalage.

La matière de la semelle extérieure de la chaussure de vélo

C’est un critère majeur dans le choix de votre paire de chaussures de vélo qu’est le matériau avec lequel est conçue la semelle. Nous parlerons ici des chaussures de vélo route orientés cyclosport et compétition nullement conçues pour faire quelconque marche à pied, mais orientées performance et rendement.

La semelle de chaussures de vélo route parfaite est celle qui conjugue légèreté et rigidité absolue. Comme dans bon nombre d’éléments propres au vélo de route.

Pour répondre à ces besoins les constructeurs utilisent différents matériaux pour concevoir la semelle :

  • Nylon renforcé de fibres de carbone
  • Polyamide
  • Composite renforcé de fibres de carbone
  • 100 % carbone

Si l’absolu rendement n’est pas votre priorité, de même si votre budget reste limité, orientez-vous vers des semelles nylon, polyamide ou composite. Ces semelles offrent l’intérêt d’être confortables et de provoquer moins d’échauffements sous le pied de par la matière employée. En revanche leur capacité à rester rigide dans le temps est faible.

Concrètement le cycliste ressentira une perte de rigidité sur la phase de pédalage, mais le risque physique le plus important est une altération de la posture du pied pouvant déboucher sur des douleurs voire tendinites.

Pour les coureurs qui recherchent la performance et l’optimisation du rendement au niveau de la transmission de puissance du coureur vers la machine, optez pour une semelle 100% carbone. C’est le meilleur moyen de transférer toute l’énergie du coureur sur les pédales de vélo. Le choix est donc important lorsqu’on optimise le moindre détail !

De plus l’avantage primordial du carbone reste sa légèreté, tout en empilant judicieusement plusieurs couches de feuilles de carbone afin de répondre aux diverses sollicitations de poussée et traction déformant la chaussure. De même, la qualité de travail actuelle du carbone permet aux constructeurs de proposer des semelles carbones très fines afin de diminuer la distance entre le pied et la pédale, optimisant la sensation de pédalage et limitant la déperdition d’énergie.Les semelles externes carbone peuvent générer quelques échauffements de la voute plantaire.

Côté durabilité, le carbone excelle ! En revanche votre porte-monnaie devra rapidement s’alléger dès lors que vous approcherez l’excellence en rendement et poids !

La cambrure de la semelle et son angulation

Second élément majeur dans le choix d’une paire de chaussures :

  • La cambrure de la semelle
  • La largeur de la semelle
  • L’angulation de la semelle !

La cambrure diffère d’une marque à l’autre, ainsi si certains constructeurs offrent une semelle avec peu de différence de hauteur entre l’avant du pied et le talon, d’autres ont des amplitudes plus franches.

De même, la largeur de la semelle au niveau de l’avant pied diffère d’une marque à l’autre.

Enfin, en fonction de la marque vers laquelle vous vous orientez un angle latéral est nativement conçu pour donner une ligne d’axe de pédalage selon la morphologie du cycliste (jambes arquées, jambes en X, …)

Ainsi un modèle de chaussures peut posséder de nombreux critères alléchants mais une angulation de semelle catastrophiques et non adapté lors du pédalage engendrant douleurs ou lésions physiques. L’essai en dynamique est généralement conseillé !

Pouvoir monter différentes cales de pédales automatiques de vélo

En effet, bon nombre de chaussures de vélo route sont commercialisées avec à une semelle possédant 3 trous de support pour fixer la plupart des cales de pédales automatiques du marché (Généralement triangulaires, Campagnolo, Mavic, Look, Shimano, Time, …).

En revanche d’autres constructeurs proposent des cales avec une fixation à 4 trous (Speedplay) ce qui impliquera d’avoir opté pour une chaussure pouvant recevoir ce système de fixation ou bien de monter des adaptateurs (livrés avec la paire de pédales). L’inconvénient de ces derniers est le poids conséquent rajouté mais cela va également contre la logique de diminuer la hauteur entre la semelle et l’axe de la pédale.

Concernant le réglage des cales sous les chaussures, un marquage sur la semelle avec graduation au niveau des points de vissage des cales est le bienvenue afin de positionner correctement celles-ci. Un grip sous cette zone peut aider au maintien et au réglage des cales.Certaines marques embarquent un système de repérage propre aux cales Look. Ce système permet de repérer l’emplacement de la cale facilitant ainsi le changement une fois usées. Le point de repère reste vissé sur la chaussure, il convient juste de monter la nouvelle cale dessus.

La ventilation de la semelle : un plus en été !

Comme évoqué plus haut, un certain échauffement peut se produire dans des chaussures à semelle externe carbone. De plus, en été, le pied est fortement sollicité en termes de température élevée. C’est pourquoi certains constructeurs conçoivent un(e) ou deux trous/rainures de ventilation placés sous la semelle de la chaussure. Certes moins utiles durant les périodes froides c’est un véritable atout supplémentaire lorsqu’il fait chaud !

La possibilité de changer les petites cales de marche

Sous le talon, et quelques fois sous les orteils, les semelles des chaussures de vélo possèdent des petites cales faites pour l’usure et une marche minimaliste du garage à la route. Celles-ci s’usent toutefois rapidement et il est plutôt rageant de devoir changer de chaussures (surtout à plus de 250 euros) si ces pièces ne peuvent se changer ! A moins d’entamer la semelle, ce qui est encore plus dommage ! C’est un petit détail, mais qui peut également orienter votre choix d’achat.

Le choix du système de serrage

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Plusieurs systèmes cohabitent pour le serrage des chaussures de vélo : Lanières velcros, sangles micrométriques, boucles micrométriques pour un maintien du pied optimal. La technologie utilisée fait également rapidement gonfler le prix.

Le serrage du pied dans une chaussure de vélo se fait principalement à l’aide de plusieurs systèmes :

  • Lacets
  • Lanières velcros,
  • Serrages à sangles micrométriques,
  • Boucles (molettes) micrométriques

Le système de serrage permet de maintenir le pied dans la chaussure afin que celui-ci soit posé au mieux durant la phase de poussée en pédalage, et qu’il reste plaqué à la semelle en phase de tirage. Les systèmes de serrages différent dans leur conception, mais offrent également une capacité de serrage plus ou moins précise sur une zone souhaitée.

Le nombre de serrages oscille de deux jusqu’à trois en fonction de la gamme/conception de la chaussure. Certaines chaussures combinent différents systèmes de serrage énoncés ci-dessous. Au niveau des forces exercées par le pied, c’est le serrage situé le plus haut sur le pied qui doit être le plus solide car très sollicité. Le serrage du milieu ou intermédiaire assure lui le maintien du pied et doit assurer un rôle à englober le pied. Le troisième serrage, s’il est présent, maintien la partie inférieur du pied, les contraintes exercées dessus sont moindres.

Les serrages à lacets

Ce type de serrage existe sur des modèles de chaussures situées en milieu et haut de gamme. L’intérêt ici est de venir trouver une solution face à deux ennemis du cycliste : le poids et le manque d’aérodynamisme.

Côté poids, le fait de substituer velcro, sangles ou boucles micrométriques voit un gain de quelques grammes bienvenues pour les spécialistes de la grimpe. On a généralement une chaussure très légère.

Côté aérodynamique, certaines marques permettent d’enfiler un tissu venant se positionner comme une sur chaussure afin d’optimiser la prise au vent du dessus de la chaussure.

Il sera nécessaire de tatillonner pour trouver/ajuster son serrage personnel car par définition il est compliqué de revoir la force de serrage en cours de route, sauf à s’arrêter. Ce qui n’est pas toujours possible selon le type de sortie.

Il n’est pas aisé de trouver le bon compromis entre maintien du pied et confort, car le serrage du pied manque d’uniformité.

Les serrages à lanières velcro

Ce type de serrage est le plus fréquent. Il est présent sur bon nombre de chaussures bas et milieu de gamme. Il se peut également que ce type de serrage soit utilisé en système de troisième serrage au niveau des doigts de pied ou la force de traction est moindre.

Le serrage velcro possède une facilité de mise en place. Cela reste néanmoins le système le moins performant car soumis à une imprécision de serrage et une usure rapide.

Imprécision de serrage car les forces ne s’appliquent que sur le point maintenu et non uniformément sur l’ensemble de la coque. Résultat le pied est compréssé fortement sur ces points ce qui peut engendrer un confort moindre.

Usure rapide car bon nombre de saleté viennent se mettre dans les velcros. De même, en vieillissant les deux surfaces deviennent moins performantes et viennent à glisser l’une sur l’autre lors de la traction/maintien.

C’est le système le moins onéreux, sur les chaussures bas de gamme, il ne peut se remplacer qu’en effectuant des opérations de couture.

Notons toutefois que certains constructeurs conçoivent des systèmes velcros ou straps performants avec lesquels ils équipent des chaussures très haut de gamme pour l’aspect légèreté. Le prix est en conséquence.

Les serrages à sangles micrométriques

Ce type de serrage fait son apparition sur les modèles milieu et haut de gamme de nombreuses marques. Il assure un serrage parfait lors de la traction et ne bouge pas dans le temps. La sangle plastique micrométrique est généralement présente sur le maintien du haut du pied.

Elle vient s’insérer à l’intérieur d’un support fixé sur de la chaussure à l’aide d’un petit mécanisme qui permet de serrer /desserrer la pression. Un système de serrage par cran est disponible. Ici aussi la qualité de la conception des crans est importante dans la minutie de serrage. En effet, plus les crans sont petits et nombreux, au mieux ils offriront un serrage précis.

Ce type de système représente un coût plus élevé. Il offre une excellente résistance à l’usure et peut également facilement se changer. Côté poids, ces systèmes pèsent assez lourd (en rapport au poids global de la chaussure) selon les matériaux utilisés. (Acier, plastique ou carbone). Plus la chaussure monte en gamme, plus les matériaux utilisés sont légers/fragiles.

Le serrage à boucle (molette) micrométrique

Ce système offre un serrage qui enroule un fil plastique (nylon) ou acier autour d’une molette. C’est le système de serrage de chaussures de vélo le plus efficace sur une multitude de points.

Il possède une précision exceptionnelle de serrage grâce à une conception micrométrique des crans. Ainsi le volume serré l’est avec précision. Durant la sortie l’ajustement se fait sur un ou deux crans. Le serrage de la chaussure est très rapide.

De plus le câble parcoure l’ensemble de la chaussure dès la fin de la tige (bas de la chaussure après les doigts de pied) jusqu’au haut du pied, ce qui permet un serrage uniforme avec une à deux molettes seulement. Une molette est généralement nécessaire uniquement pour le haut du pied, bloquant la cheville et le talon, sur lequel la force de traction lors du pédalage du cycliste s’exerce très fortement. La molette du milieu ajuste la voûte plantaire et l’avant du pied.

C’est également le système qui vieilli le mieux dans le temps, il peut également facilement se remplacer. Bien évidemment, avancée technologique oblige, c’est le système le plus onéreux. Le poids s’avère généralement bien placé.

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Le système de serrage de chaussures de vélo Boa à molette assure un confort personnalisé et précis en répartissant le serrage de façon uniforme, réduisant ainsi les points de pression sur le pied du cycliste.
La technologie BOA

Le système BOA offre un procédé de serrage du pied dans la chaussure qui enroule un fil acier autour d’une molette. C’est un système de serrage de chaussures de vélo très efficace et ce sur une multitude de points.

Le câble parcoure l’ensemble de la chaussure dès la fin de la tige (bas de la chaussure après les doigts de pied) jusqu’au haut du pied, assure un confort personnalisé et précis en répartissant le serrage de façon uniforme, réduisant ainsi les points de pression.

Une molette est généralement nécessaire uniquement pour le haut du pied sur lequel la force de traction lors du pédalage du cycliste s’exerce très fortement.

Le système BOA lace la zone sur laquelle le câble est installé facilement, se serre et se desserre même en roulant pour plus de précision en dynamique. Des guides lacet Boa glissants sont présents pour faciliter l’uniformité du serrage et faciliter le déchaussage.

Pour une chaussure équipée à 100% du système BOA, les molettes sont indépendantes et optimisent le serrage de chaque zone :

  • le Boa supérieur bloque la cheville et le talon,
  • le Boa du milieu ajuste la voûte plantaire et l’avant du pied.
L’histoire de BOA

Boa est né d’une étincelle dans le regard de Gary Hammerslag, un surfeur et entrepreneur passionné du sud de la Californie. Au début des années 1990, lorsque Gary déménage à Steamboat Springs au Colorado, il comprend rapidement qu’il y a un manque de précision au niveau des lacets traditionnels des chaussures de snowboard et qu’il y a quelque chose à inventer.

« En plus de créer des points de pression, les lacets se desserrent et ne donnent pas la possibilité d’ajuster avec précision la fermeture de la chaussure », explique Gary. Il s’est alors mis à travailler sur ce qui deviendra rapidement le premier prototype Boa.

En 2001, des marques de renom dans le monde du snowboard, telles K2 et Vans, ont reconnu le potentiel de Boa et ont, pour la première fois, utilisé ce système de serrage sur certains de leurs modèles de chaussures.

La validation de K2 et Vans a révolutionné le monde du snowboard et a lancé Boa sur une belle ascension qui attire alors l’attention des autres marques.

Aujourd’hui, Boa ne se limite plus au snowboard et travaille avec une centaine de marques partenaires dans une multitude de domaines différents comme le golf, la course à pied, le vélo, les sports outdoor, et le domaine médical, pour ne nommer qu’eux.

Toutes disciplines confondues (Snowboard, Golf, Vélo, Moto, Chaussure de sécurité, Médical, Trek, Chasse/pêche, Equitation, Ski, Casques, Roller, Raquette à neige, …) Boa compte plus de 130 marques partenaires.

Le système BOA présent sur les chaussures de vélo

Dans le vélo, Boa travaille avec Specialized, Gaerne, Scott, Louis Garneau, Lake, DMT, Pearl Izumi, Diadora.

Un vaste choix de combinaisons de serrages

Le cycliste va donc pouvoir trouver sur le marché une multitude de combinaisons de serrages sur les chaussures de vélo.

  • Serrages 100 %Velcro
  • 1 sangle micrométrique et 2 serrages velcros
  • 1 molette micrométrique et 1 serrage velcro
  • 2 molettes micrométriques, …

Bien sur les coûts seront en adéquation avec le confort, la capacité à bien épouser la forme du pied, l’excellence, une bonne ventilation et la légèreté !

Choisir sa taille de chaussures

Il est conseillé de partir chez votre magasin de vélo avec deux paires de chaussettes ;

  • celle fine de vélo
  • et des chaussettes de tennis.

Le pied doit être libre sans serrage avec les socquettes de vélo et serré uniformément avec les chaussettes de tennis. Ensuite il faut vérifier que l’on peut positionner la cale à la bonne distance sous la chaussure.

Comment choisir la taille de la chaussure de vélo ?

Tuyau de Vincent Blondeau (Mécacote) pour choisir la taille :

  • Mesurez la longueur de vos pieds.
  • Prenez la valeur la plus grande  par exemple 262.
  • Pour connaitre la longueur de chaussure qui vous conviendrait (à priori) ajouter 6 à 8 mm à cette valeur donc 262 + 6 à 8 = 268/270.
  • Vérifiez la longueur extérieure de votre chaussure a 10 mm au dessus de la semelle.
  • Pour la largeur, elle doit être égale ou supérieure de 2/3 mm à la largeur de votre pied ….

Si vous achetez une paire de chaussures avec une pointure de plus, pour que le pied soit tenu il vous faudra serrez sur les sangles et cette action va freiner le retour veineux d’où le feu aux pieds.

Très peu de personnes qui pratiquent le cyclisme ont de véritables pathologies liées à un problème physique. La plupart du temps si, lorsque vous avez le feu aux pieds le fait de marcher 5 mètres suffit à le faire disparaître c’est que vous avez les cales trop engagées ou / et que vos chaussures sont trop grandes et que vous les serrez trop.

Une paire de chaussures de vélo doit être munie de semelles avec voûte afin de favoriser le retour veineux naturellement. Lors de la marche, la voûte plantaire, avec le déroulement du pied au sol, active la pompe de refoulement du sang vers le cœur, sur le vélo point de déroulement du pied et donc pas d’aide au retour veineux. Le choix d’une bonne semelle est l’un des premiers actes lors de l’achat des chaussures.