Barefoot

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Les BAREFOOT, chaussures minimalistes

Le point de vue du podologue

Nos pieds sont des amortisseurs et des pneus adaptés pour l’être humain. L’amortisseur est le résultat d’une mise en tension de la structure osseuse (ligaments, capsules) combinée à une action des muscles (tension active et passive). Cet amortisseur permet l’adaptation du pied au sol et la limitation des chocs lors du contact pied-sol.
Le pneu humain est le tissu adipeux situé sous la plante du pied. Il nécessaire pour protéger les structures molles (muscles, fascias) et dures (os) du pied.
On protège excessivement les pieds dès le plus jeune âge (chaussage type bottines). En vieillissant, le corps répond naturellement en diminuant, voire en faisant disparaître les structures de base. En surprotégeant les pieds de nos enfants, ils perdent très vite le tissu adipeux plantaire et leur musculature est freinée dans son développement. L’adulte de la société occidentale n’a donc plus les amortisseurs et pneus nécessaires pour se protéger. Il faut donc lui proposer une protection par les chaussures afin d’éviter un excès de contraintes.

C’est idéal !

Attention, les pieds peuvent souffrir tout autant d’un manque de soutien que d’un excès. Chaque coureur est différent, de par sa morphologie (poids, taille, puissance et souplesse musculaire) et sa foulée (lourde ou sautillante) : chacun a ses forces et ses faiblesses.

Il semblerait que la course en chaussures minimalistes augmente la raideur des triceps suraux (mollets).
La chaussure minimaliste n’est peut-être donc pas idéale pour tous.

Et les douleurs de dos !

Parce que l’on attaque le pas avec le médio et avant pied, certains pensent que cela provoque moins de douleurs de dos.
Des études ont montré que l’attaque du pas n’a pas ou peu d’influence sur les mouvements de la colonne. Toutefois, une attaque talonnière provoque plus d’ondes de choc qui se diffusent dans le corps. D’autres études ont également montré que courir en chaussures minimalistes permet de diminuer le coût énergétique et donc d’améliorer le rendement par 3 mécanismes : poids de la chaussure, récupération d’énergie par le cycle élastique de tension des tendons et muscles, changement de foulée qui diminue le temps d’appui et augmente la fréquence gestuelle.

source : ANPS-LOGO