…objet technique !

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Quand la science s’en mêle !

Les sports furent codifiés, au milieu du XIXe siècle, la plupart succédaient à des activités physiques naturelles (course, lancer, tir, combats, etc.) ou à des jeux de balle déjà ritualisés (la paume) ou encore à régler (football, rugby…).

Un seul naquit du fait d’une avancée technique, à l’origine purement utilitaire : le bicycle, qui fut d’abord un moyen de transport individuel et démocratique (au contraire de l’équitation), qui donnait du travail (de livreur de pain – comme BOBET -, de viande – comme COPPI – ou de journaux…), mais surtout qui émancipait dans l’espace les ouvriers (habitant loin de l’usine) et les paysans (désenclavés ainsi de la communauté fermée du village).

Or, cet engin, donc le cyclisme tout entier, se caractérise comme une «machine».

Et toute machine impose à l’homme de s’y adapter, dans l’industrie, donc aussi dans le sport. Ainsi le vélo imposa d’emblée, et par définition, à l’homme de s’adapter à l’objet technique. Il lui fallait un «homme-machine», puisque les performances dépendaient non seulement de l’amélioration, qui fut rapide, des caractéristiques de l’objet technique, mais surtout de celles de l’athlète pédalant.

Donc l’homme s’interpréta lui-même très vite comme le complément vivant, mais lui aussi technique, de cet objet technique :

  • Il mesura sa puissance musculaire en watts ;
  • Étalonna son rythme cardiaque en tours par minute ;
  • Assimila sa capacité aérobie à la puissance d’un carburateur ;
  • Calcula son alimentation en calories et sa consommation comme celle d’un carburant…

Donc le problème devint inévitablement d’améliorer les performances du moteur, de l’homme, en l’adaptant aux exigences techniques de la machine.