Une assise adaptée !

IschialBones

Largeur, forme, rembourrage, flexibilité de la coque, rendement, … Nombreux sont les critères à prendre en compte pour trouver la selle de vélo qui conviendra le mieux à la morphologie du cycliste que vous êtes.

Au sujet du délicat choix d’une selle, il est difficile de tirer des conclusions très tranchées. Car, si les morphologies sont évidemment différentes, les attentes, les pratiques et le vécu cycliste sont également très disparates.

Cependant, le constat mis en avant par ce dossier est que le choix d’une selle est très personnel et spécifique. De nombreuses questions sur soi même sont à se poser :

        • Quelle est la largeur entre mes deux ischions ?
        • De quel bassin la nature m’a doté ?
        • Quel est ma souplesse dorsale ?
        • Mon kilométrage annuel ?
        • La durée de mes sorties ?
        • Ai-je besoin d’être calé ou au contraire mon coup de pédale m’oblige-t-il à bouger sur la selle ?
        • Tout simplement quelles sont mes préférences en termes de confort (ferme ou moelleux) ?

Il convient donc de retenir qu’avant de craquer pour un modèle d’un catalogue, il est nécessaire le temps de la réflexion. Cela peut conduire à comparer sa propre selle à des modèles de compagnons de sortie ou d’autres que l’on peut « toucher » en magasin.

Largeur de la selle de vélo

Le tout premier paramètre à prendre en compte est la largeur de la selle. Par exemple, le compétiteur affûté au bassin étroit se dirigera naturellement vers des modèles d’environ 130 mm de large. Dans cette catégorie se retrouvent des modèles « classiques » de plusieurs marques reconnues.

Au contraire, le cycliste avançant dans l’âge et/ou au bassin plus large, ou encore ceux dont le total kilométrique annuel est plutôt bas (< 5000 km) se sentiront plus à l’aise avec des modèles plus larges, d’environ 145 voire 155 mm.

Comme nous le constatons la largeur d’une selle – dans le cadre d’une utilisation sportive – est comprise dans une fourchette assez étroite, de 130 mm à 155 mm. Tout se joue dans cette gamme !

Le choix se fait relativement simplement, sur la base de la mesure de la largeur des ischions (distance entre les 2 os qui supportent le bassin). Un test peut s’effectuer chez un revendeur agrée par la marque.

Forme de la selle

A la largeur s’ajoute un autre paramètre important : la forme. Mais les 2 paramètres peuvent se combiner, ce qui ne facilite pas la « lecture » des gammes. Ainsi, il est possible de trouver des modèles étroits (soit plats soit creusés) ou des modèles larges (soit plats soit creusés).

D’une manière générale les marques mettent en avant une forme plutôt creuse pour favoriser le confort et le calage et plutôt plate pour favoriser le rendement.A ces modèles « classiques », nous pouvons ajouter SMP dont le concept est d’éviter que le périnée soit en contact avec la selle. Ainsi soulagée, cette partie sensible de l’anatomie ne provoque plus de blessures. Ce sont alors uniquement les ischions qui sont en contact avec la selle. Certainement un excellent choix pour tous les cyclistes qui sont régulièrement gênés par des coupures ou autres boutons. D’autant, que la marque propose une multitude de formes et de largeur pour satisfaire l’ensemble des morphologies et des besoins. Enfin, au sein de la gamme la forme est toujours creusée et nécessite un réglage particulier de l’horizontalité de la selle, souvent bien propre à chaque cycliste.

Rembourrage de la selle

Au niveau du rembourrage, les dernières tendances impliquent des mousses de densités différentes : plus dures sur l’arrière du croissant elles deviennent plus tendres à mesure que l’on s’approche du bec. L’idée est également de soulager les parties génitales tout en offrant un meilleur confort durant l’effort extrême, souvent pratiqué en bec de selle.

Coque de la selle de vélo

Quoiqu’il en soit, une selle peut s’avérer confortable par ses caractéristiques de forme, de largeur ou de rembourrage mais offrir une coque soit trop flexible qui va s’écraser sous les coups de pédales puissants d’un cycliste lourd, soit trop rigide et donc ne pas offrir le moindre amortissement sur les chocs.

Enfin, l’état des lieux des paramètres doit tenir compte des selles carbones. A première vue avec leur absence de rembourrage elles ne devraient pas se montrer confortables. Si leur rembourrage est absent, flexibilité de la coque, largeur et forme peuvent s’avérer parfaites pour son utilisateur.  Et la « magie » du carbone peut intervenir avec une filtration des vibrations assez étonnante. Attention cependant à l’attrait de quelques selles « ultralight » disponibles facilement sur Internet à bas prix. L’absence de « flex » de la coque et leurs bords souvent coupants ne les rendent pas très utilisables au-delà de 2h. Idéal sur un « chrono » mais difficile à envisager pour un usage polyvalent.

Le rendement à ne pas oublier

Enfin, pour les pointus d’entre nous et au delà de la notion primordiale du confort, la selle peut être un allié dans la recherche de la performance. En effet, que le cycliste aime changer de position en fonction du relief et de l’allure ou qu’il préfère se sentir calé tout en plaçant son bassin en rétroversion (pubis en avant et colonne vertébrale relâchée), la selle participe elle aussi au rendement. L’assise doit ici jouer un double rôle a priori antinomique : si une certaine souplesse est obligatoire pour amortir les vibrations elle nécessite au contraire d’être suffisamment rigide pour ne pas se déformer lorsque le cycliste « écrase » les pédales. Le résultat final est souvent une affaire de compromis : les selles inflexibles ne sont pas les plus confortables, quant aux modèles souples (coque et rembourrage) ils ne feront pas le bonheur des adaptes des sorties courtes et musclées. Enfin, le pédalage sera optimisé si les 2 parties intérieures du croissant et le bec se montrent suffisamment fins pour ne pas interférer sur le passage des cuisses.